AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Louiséa & Kenneth, highway to hell.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
avatar

MessageSujet: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Ven 21 Nov - 18:39

Highway to Hell
Louiséa & Kenneth

Dix fois. C’était la dixième fois que je me retrouvais au milieu de mon salon accroupi par terre en faisant semblant d’avoir une guitare électrique entre les mains. Le solo de guitare de mon groupe de rock préféré me mettait dans une transe pas possible. Depuis que Kaylee n’était plus là, j’en profitais pour traîner une grande partie de la journée en caleçon dans l’appartement avec la musique d’AC/DC à fond. Je sautais et je dansais au milieu des cartons qui contenaient mes affaires ou celle de ma colocataire quand je ne sautais pas sur le canapé. Je chantais ou plutôt j’hurlais et j’étais bien partit pour passer toute la soirée à faire mon propre concert malgré les coups de balais contre les murs signalant la désapprobation de mes différents voisins. Cela ne m’arrêterait pas. Cette nuit, c’était Halloween et j’étais bien décidé à le fêter à ma façon. J’avais toujours détesté cette fête même étant petit. A part des bonbons, il n’y avait rien de bon à tirer. La preuve, je n’avais aucun rendez-vous. A croire que toutes les femmes de Newport Beach préféraient s’occuper de leurs gosses ou s’amuser entre amis et famille. Alors que j’étais en plein milieu du refrain, la sonnerie de mon téléphone m’interrompu brusquement m’annonçant un nouveau message. « Palace Hôtel. Etage 4. Chambre 201. IDT. 558. T » lisais-je à haute voix en fronçant les sourcils. J’étais resté un petit moment scotché devant l’écran de mon téléphone à essayer de comprendre. Les gars avaient tendance à coder leurs messages de façon à ce que personne ne puisse saisir le message. Le problème c’est que lorsque l’on m’avait expliqué comment les décoder, je n’avais pas réellement écouté et le peu que j’avais retenu s’effaçait de jour en jour à cause de mon manque de mémoire. La première partie était facile à comprendre, ce n’était que le point de rendez-vous. IDT signifiait que c’était urgent et que je devais m’y rendre immédiatement. Le T à la fin s’était pour Tyler. Le message venait sans doute de lui. Par contre, je n’avais aucune idée à quoi correspondait le nombre 558. J’avais l’habitude d’avoir le code 555 pour m’indiquer que j’avais rendez-vous avec une femme pour faire mon travail d’Escort. Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait mais je n’avais le choix. Je devais y aller. Sans perdre plus de temps, je m’étais dirigé dans ma chambre pour attraper un pantalon noir et un tee-shirt blanc puis ma veste en cuire. Mon téléphone était rangé dans une de mes poches alors que j’avais pris les clés de ma moto pour m’y rendre au plus vite.
Quelques minutes plus tard et j’étais sur le parking du palace. En voyant de nombreuses personnes déguisées, j’avais décidé de garder mon casque de moto sur la tête. Je n’avais pas de déguisement mais je pensais intérieurement que ça ferait l’affaire pour me fondre dans le paysage. J’avais rejoint l’ascenseur sans trop de difficultés et sans avoir à passer par l’accueil. L’ascenseur était vide et lorsque je fus arrivé au quatrième étage, je n’avais croisé personne non plus dans les couloirs. Je n’aimais pas trop quand tout était aussi silencieux. Cela n’annonçait rien de bon pour la suite. C’était comme si quelque chose allait me retomber dessus et ça ne me rassurait pas vraiment. Sans réfléchir plus de temps, j’avais frappé à la porte de la chambre 201 avant de la voir s’ouvrir à peine une seconde plus tard comme si ma présence était attendue. Je n’avais pas eu le temps de dire le moindre mot que je sentis une main se poser sur mon bras et me tirer brutalement à l’intérieur avant de refermer derrière moi. Ma première réaction avait été de vouloir gueuler mais mon regard s’était posé au milieu de la pièce et ce que j’avais vu m’avait totalement coupé le souffle.
Après un long moment de silence, j’avais retiré mon casque et je m’étais frotté les yeux comme si je ne voulais pas y croire. Une jeune fille se tenait assise sur une chaise au milieu de la pièce. Elle avait les mains et les pieds totalement liés alors qu’elle semblait inconsciente. C’est à ce moment que je compris enfin le code. « 558… Kidnapping ! » Soufflais-je en fermant les yeux. « Pourquoi vous m’avez appelé ? Vous n’avez pas besoin de moi. » Constatais-je en me tournant vers Tyler et un autre garçon que je n’avais jamais croisé avant. « Sam nous a lâché parce qu’il avait une urgence. On a besoin d’une autre personne et je me suis dit que tu serais intéressé pour te faire beaucoup d’argent sur le dos d’un avocat qui défend les riches.» Je m’étais surpris à réfléchir à sa proposition avant d’accepter. De toute façon, je ne considérais pas que j’avais le choix. Je n’avais pas le droit de refuser. Ils avaient besoin d’aide. Point final. C’est comme ça que les choses fonctionnaient avec eux. « Tiens prends ce masque, elle ne doit pas voir ton visage. » me dit-il en me tendant un vieux masque de Georges Bush. Je n’avais qu’un mot à la bouche. Ridicule. Toutefois, je l’avais mit sur mon visage sans rouspéter en l’écoutant poursuivre. « Chuck l’a assommé à une fête. Elle ne devrait plus tarder à se réveiller… » « C’est du vrai sang ou du faux sang ? » le coupais-je soudainement en fixant mes yeux sur la jeune fille. C’était une question qui me trottait dans la tête et je n’arrivais pas à savoir si ça faisait partie de son déguisement ou non. « Un peu des deux. »

electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Lun 24 Nov - 0:21


highway to hell
Kenneth J. McCallister & U. Louiséa Marlyn
Difficilement, je battais des cils. Bien que la lumière de l’endroit soit quelque peu tamisée, mes pupilles avaient du mal à s’y acclimater. Tout comme mes paupières, ma tête était lourde. D’ailleurs, lorsque je fus suffisamment éveillée pour ressentir quoique se soit, une violente douleur au dessus de la nuque me prit. Je grimaçais, lâchant un gémissement à peine audible. D’instinct, ma main voulut se lever pour se poser sur l’endroit douloureux mais c’était impossible. Quelque chose m’en empêchait. Je baissais le regard, me découvrant assise sur une chaise, les mains et jambes liées. Je pris panique. Je ne comprenais rien de ce qu’il se passait. Je fermais les yeux et les rouvrais à plusieurs reprises, croyant à un cauchemar. Cependant, rien ne changeait. J’étais toujours prise au piège par des cordes. Malgré la douleur aiguée, je bougeais la tête de droite à gauche pour savoir où je me trouvais. De toute évidence, j’étais au beau milieu d’une chambre hôtel. Une chambre d’hôtel assez luxueuse puisque en réalité, j’étais dans un salon. J’apercevais le lit double un peu plus loin dans la grande pièce. Dans mon inspection gênée par une vue encore trouble, je remarquais trois hommes près de la porte. L’un était un peu à l’écart pendant que les deux autres semblaient en pleine conversation. Je ne pouvais strictement rien entendre, même pas un mot. Je n’avais que très peu fumé de substances illicites dans ma vie mais c’était tout comme avec une vive douleur au crâne en plus. Du coup, ça ressemblait davantage à un bad trip. Le plus petit des trois, celui en dehors de la discussion, fit signe aux autres de regarder en ma direction. Visiblement, mon récent réveil ne lui était pas passé inaperçu. J’aurai préféré, au moins le temps d’avoir les idées un peu plus claires. Ils s’approchèrent de moi, suffisamment pour que je puisse voir leurs masques. Des masques que je voyais en trois exemplaires comme à peu près tout. Un seul s’approchait davantage de moi : le plus petit. Lorsqu’il prit la parole, un flash me revint en mémoire. « Bah alors ma jolie, on a piqué un somme. »

J’avais délaissé Ilhan le temps de rejoindre les toilettes installées dans le cimetière uniquement pour l’occasion. Ils avaient tout l’air d’avoir été volés sur un chantier mais je m’en moquais. Les quelques verres ingurgités suffisaient à m’enlever de l’esprit que c’était potentiellement un des chantiers que couvraient le cabinet d’architecture où je travaillais. J’avais fait ma petite affaire puis avais repris une marche lente en direction de la foule. Cependant, je n’avais pas eu l’occasion d’aller bien loin puisqu’un coup m’avait été porté à la tête. J’étais tombée au sol mais avant de perdre connaissance, j’avais eu le temps d’entendre quelques mots. « T’inquiète pas ma jolie, on va bien s’occuper de toi. »

Le petit devant moi s’avérait être mon agresseur. Malgré mon faible état, je ne pus m’empêcher de penser à quel point il avait été lâche. Il avait agit dans le noir, dans mon dos. Quel courage ! Cependant, ce n’était pas réellement le moment d’avoir ce genre de pensées, ce n’était pas ce qui allait m’aider… si quelque chose pouvait m’aider. J’en doutais. J’étais toujours étourdie, j’avais toujours la vue trouble, j’avais toujours cette violente douleur qui m’empêchait de réfléchir très longtemps mais j’étais tout de même capable de réaliser à quel point la situation était grave. J’étais ligotée dans une chambre d’hôtel, entourée de trois hommes masqués dont un m’avait assommé : cela ne signifiait rien de bon, bien au contraire.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Jeu 27 Nov - 17:11

Highway to Hell
Louiséa & Kenneth

Un nouveau soupire s’échappa de ma bouche tandis que Tyler continuait de me parler. Je ne savais pas vraiment comment réagir ou même ce que je pouvais dire exactement dans une situation comme celle-là. C’était beaucoup d’informations en très peu de temps. J’écoutais chacune de ses paroles mais c’était comme si tout ce qui sortait de sa bouche était inaudible et incompréhensible. Ma concentration était quelque peu perturbée par la scène. Je n’arrivais pas à saisir comment j’avais pu passer d’une danse en sous-vêtement dans mon salon à un enlèvement. Mes yeux ne cessaient de se poser sur la jeune fille au milieu de chambre comme si je voulais me persuadé que tout ça était réel et que je n’étais en aucune point en train de rêver. Je ne savais pas grand-chose mais j’en savais assez pour être désormais un complice. Louiséa Marlyn… C’est comme cela qu’il m’avait présenté la jeune fille rousse avant de m’expliquer qu’elle était la fille d’un grand avocat. Pendant l’espace d’un instant, j’étais plutôt satisfait qu’elle soit là. Son père défendait les riches pour les rendre encore plus riche au détriment de la population moins aisée de la ville. Il était tout à fait le genre d’hommes que je ne pouvais pas supporter et que je haïssais plus que tout. J’avais soudain un peu moins de scrupule pour sa fille. Elle avait dû vivre toute sa vie dans la richesse et elle était certainement née avec une cuillère en argent dans la bouche grâce à son père. Je n’avais aucune raison d’avoir de la peine pour elle. En réalité, j’étais même moins inquiet pour elle que pour moi. Je ne voulais vraiment pas tremper dans ce genre d’affaires. C’était beaucoup trop risqué et ce n’étais pas dans mes habitudes. Il était hors de question que je me fasse attraper à cause de cette histoire même si la tentation de gagner encore plus d’argent faisait naître un sourire sur mes lèvres. J’étais sortit immédiatement de mes pensées en remarquant que la voix de Tyler s’était arrêté dans ses explications. J’avais suivit son regard lorsque je vis les yeux de la fille s’ouvrir peu à peu. Les ennuies étaient sur le point de commencer.
Je n’avais pas cherché à me défiler. J’avais marché avec Tyler dans sa direction avant de m’arrêter à deux ou trois mètres d’elle. Mes yeux étaient braqués sur elle alors que le garçon dont je ne connaissais pas le prénom s’était approché encore plus. « Bah alors ma jolie, on a piqué un somme. » Mes sourcils se froncèrent en entendant sa voix. Il souriait. Cela s'entendait au son de sa voix. Ce n’était pas le genre de type avec qui on pouvait rigoler. Malgré sa taille moyenne et sa corpulence assez faible, la façon dont il s'exprimait ne laissait aucun doute malgré son masque. Tandis que Tyler s’était à son tour approcher au plus près, j’avais préféré prendre place sur le lit. Je m’étais assit de façon à pouvoir voir la scène en étant en face d’elle sans y participer pleinement. Je préférais observer pour le moment. Il était plus facile de contrôler une personne en analysant ses réactions et en la cernant un minimum. « On doit discuter tous les deux. » ajouta Tyler en la fixant du regard. « Tu remarqueras que j’ai été gentil en ne te mettant rien sur la bouche mais, je te promets que si tu pousses un seul cri… je vais devoir te punir. Et ça m’embêterai terriblement de devoir le faire. » Continua-t-il d'un ton extrêmement neutre. Quel menteur. J’étais persuadé qu’il n’attendait que ça. Il avait envie qu’elle essaye de crier ou qu’elle tente au moins de s’échapper. Il savait qu’en lui montrant de quoi il était capable, elle ne tenterait jamais de le faire une seconde fois. De toute manière, même si elle l’écoutait, il trouverait toujours un moyen de lui montrer qui était le chef dans cette pièce. « Je vais te poser des questions et tu vas y répondre en toute honnêteté. Si je m’aperçois que tu as mentit… Je ne serais pas aussi gentil. Comment est-ce que tu t’appelles ? » La questionna-t-il. Mes yeux n’avaient pas quitté le visage de la jeune fille en attendant sa réponse. Elle semblait reprendre ses esprits alors qu’on attendait tous de savoir ce qui sortirait de sa bouche. C’était une question piège. Il connaissait son nom et son prénom. Rien n'était laissé au hasard. Il voulait juste la tester et j’avais hâte de savoir de quoi cette fille était capable.


electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Mar 2 Déc - 19:30


highway to hell
Kenneth J. McCallister & U. Louiséa Marlyn
Je n’avais eu que très peu de temps afin de comprendre ce qui m’arrivait. Les trois hommes que j’avais remarqués à mon réveil finirent rapidement par m’accorder toute leur attention, chose plutôt flatteuse en général. Dans les circonstances actuelles, ce n’était plus tellement le cas. C’était plutôt stressant. L’un des trois hommes s’approcha davantage de moi, laissant les autres en retrait. Lorsque sa voix résonna dans la pièce, cela me ramena quelques heures en arrières quand ce même type m’avait agressé. Un mauvais coup derrière la tête et j’étais tombée au sol, à sa merci. Sa voix était assurée et il me semblait prendre son pied, à tel point que des frissons me parcoururent le dos. Pourtant, il ne payait pas de mine. De ce que mon regard brouillé me permettait d’apercevoir, il semblait posséder un physique banal. Pire encore, son corps d’adolescent le rendait plutôt repoussant. Cependant, l’individu semblait combler ça par une grande confiance en lui. Clairement, il me mettait mal à l’aise mais j’étais maitre dans l’art de cacher ses sentiments. Mon état somnolant m’aidait à suivre ce chemin. Les deux hommes en retrait finirent par se séparer. Tandis que l’un préférait s’écarter, l’autre arrivait à la hauteur de mon interlocuteur.
« On doit discuter tous les deux. » Tout d’abord, j’avais suivi du regard celui qui avait prit place sur le lit à quelques mètres mais lorsque ces quelques mots retentirent, je tournais les yeux vers son émetteur. Ce n’était pas celui qui me parlait il y a quelques secondes, c’était l’autre. Lui, sa voix ne me disait rien. Il continuait. « Tu remarqueras que j’ai été gentil en ne te mettant rien sur la bouche mais, je te promets que si tu pousses un seul cri… je vais devoir te punir. Et ça m’embêterai terriblement de devoir le faire. » Je ne pus retenir un sourire ironique à l’entente du mot « gentil ». Il me paraissait tellement gentil à ce moment précis. C’était même le premier mot qui m’était venu à l’esprit pour le décrire. Il poursuivit encore. « Je vais te poser des questions et tu vas y répondre en toute honnêteté. Si je m’aperçois que tu as mentit… Je ne serais pas aussi gentil. Comment est-ce que tu t’appelles ? » Il essayait de m’intimider. Ce n’était pas difficile à remarquer, c’était même flagrant et c’était voulu. Il voulait que j’aie peur, il voulait me faire savoir qu’il avait le dessus. Encore un homme avec ce besoin constant de montrer qu’il est le plus puissant. Cependant, je ne voulais pas me démonter. Je le regardais droit dans les yeux, c’était la seule partie de son visage que je pouvais voir étant donné qu’il portait un masque. Vous enlevez les gens sans savoir qui ils sont ? Une simple question rhétorique. En effet, je ne souhaitais pas de réponse. Je n’ajoutai rien, me passant d’une parole de trop. J’étais déjà consciente que ma réponse – qui n’en était pas une – ne le satisferait pas.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Jeu 4 Déc - 16:56

Highway to Hell
Louiséa & Kenneth

Les choses étaient allées très vite. Dès que la jeune fille rousse avait ouvert les yeux, j’avais pu lire l’impatience à travers les mouvements de Tyler. Il voulait en venir au terme le plus rapidement possible et au fond, c’est exactement ce que je désirais aussi. Je n’avais pas prévu de participer à cet enlèvement et je n’avais pas eu le choix. Cependant, ma présence ce soir, faisait clairement de moi, un complice idéal. Un complice qui avait décidé de rester à l’écart et de laisser Tyler gérer la situation en lui laissant poser ses questions. Il avait commencé très simplement. Une question qui pouvait paraître totalement idiote aux premiers abords mais en réalité, extrêmement importante. Elle déterminerait tout le reste de cet interrogatoire. Mes yeux étaient braqués sur Louiséa en attendant sa réponse comme les deux autres hommes. Elle avait peur. Elle était terrifiée. J’en étais persuadé. Toutefois, le sentiment qui ressortait le plus de son visage s’était son regard égarée. Elle ne comprenait sûrement pas ce qui l’avait poussé dans cette chambre. De plus, elle venait à peine d’ouvrir les yeux qu’on lui sautait déjà dessus. On aurait pu croire qu’elle n’avait pas repris ses esprits totalement après le coup qu’elle avait reçu. Malgré tout, sa réponse nous prouva vite le contraire. « Vous enlevez les gens sans savoir qui ils sont ? » Je m’étais levé du lit par réflexe. Elle n’aurait pas dû faire ça. Mon regard s’était tourné vers Tyler qui n’avait pas bougé pendant quelques secondes. Des secondes qui m’avaient paru une éternité avant qu’il ne se mette à rigoler. Tyler n’était pas patient. Ce n’était pas une de ses qualités. Une fois son rire terminé, je n’eu même pas le temps de réaliser ce qu’il s’apprêtait à faire que sa main avait déjà atterrit sur le visage de Louiséa. La baffe avait été tellement forte que le bruit m’avait fait sursauté et que j’aurais juré avoir vu la tête de cette fille faire un tour sur elle-même, de 360°. « Mauvaise réponse. » Son ton était tellement calme que venant de sa part, ce n’était pas bon pour la suite. La tête de mon ami se tourna dans ma direction et je lui avais fait un mouvement de tête positif. Il n’avait pas eu besoin de mot pour me faire comprendre ce que je devais faire. Je m’étais dirigé vers la salle de bain pour ouvrir le robinet de la baignoire et la laisser se remplir peu à peu. Le reflet de mon masque dans le miroir m’obligea à lui faire dos. Je détestais me voir dans des moments comme celui-ci. C’était comme si toute ma conscience était bloquée dans cet objet. Une espèce de Jiminy Cricket. Je secouai la tête vivement, coupa le robinet d’eau lorsque la baignoire fût totalement remplit avant de ressortir de la pièce pour faire comprendre à Tyler que c’était bon. Ce n’est qu’après un bon moment que je remarqua que pendant mon absence l’homme qui m’était inconnu s’était rapproché de Louiséa. Ses doigts glissaient le long de ses bras avant qu’il ne pose ces deux mains sur ses épaules. « T’sais quoi, Ty’ ? Si tu me laisses la chambre pendant une heure seul avec elle, je te promets de la faire parler. J’ai une méthode efficace. » « Pas besoin de ça pour l’instant. On verra plus tard. » Rétorquais-je aussitôt. Ce n’était pas mon style. Je ne frappais pas les filles et je les violais encore moins. Sachant pertinemment que Tyler était prêt à tout, j’avais préféré mettre un terme à cette idée avant qu’elle ne puisse mûrir dans son esprit. Celui-ci venait d’ailleurs tout juste de se rapprocher à nouveau de la jeune fille. « Passons la première question, Louiséa Marlyn… Je n’ai pas de temps à perdre. Commençons par le numéro de téléphone personnel de ton père ! Je comptais regarder dans les contacts de ton portable mais j’ai eu la désagréable surprise de découvrir qu’il n’était pas sur toi. J’espère vraiment pour toi que tu le connais pas cœur. »


electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Mar 9 Déc - 19:51


highway to hell
Kenneth J. McCallister & U. Louiséa Marlyn
Les trois paires de yeux braquaient sur moi me foutaient une pression monstre cependant, il était hors de question que j’en montre un seul signe. Apparemment, ces trois hommes prenaient leur pied en enlevant des filles, en les voyant se décomposer devant eux, en les entendant les supplier d’arrêter, en voyant les larmes couler sur leurs joues… Je refusais de faire partie des dernières catégories. Beaucoup trop de fierté pour cela.
La question de l’homme m’avait paru vraiment bizarre. C’était un piège. C’était évident qu’il savait qui j’étais. Il s’était forcément un minimum renseigné avant de m’enlever. Il s’était assuré qu’avec moi en otage, il aurait ce qu’il cherchait, quoi que ça puisse être. Je décidais donc de lui accorder une réponse, une réponse qui n’en était pas vraiment une, une réponse qui n’était pas celle qu’il attendait. A coup sûr. Un long silence suivi cette réponse. Aucun des hommes ne bougeaient. Mon regard eut le temps de se poser sur le petit et sur celui assis sur le lit avant de revenir sur mon principal interlocuteur. Ce dernier éclata de rire. J’en eu froid dans le dos. Il était effrayant, il semblait presque avoir un problème de comportement. Soudain, sans que je ne m’y attende, sa main vint s’écraser violemment sur ma joue. Je restais un instant la tête baissée, accusant la violence du choc. Mon esprit était déjà dans un sale état mais cette vilaine gifle n’arrangeait rien. « Mauvaise réponse. » l’entendis-je dire. Bâtard. Je sentis un liquide couler au départ de ma lèvre inférieure, je passais ma langue dessus et goûtais à l’odeur du sang. Il s’était vraiment lâché.
Un échange silencieux se fit entre mon interlocuteur et son acolyte installé sur le lit. D’ailleurs, celui-ci s’était levé. Il se dirigeait vers une pièce annexe, qui devait être la salle de bain. Je fus confirmée dans cette idée lorsque j’entendis de l’eau couler. Elle coulait longtemps. Cela n’annonçait rien de bon. Je ne savais pas ce qu’ils comptaient faire mais quoi que se soit, ce n’était pas bon pour moi.
L’homme qui m’avait assommé à la soirée s’approcha à nouveau de moi. Il s’amusait à passer ses doigts le long de mes bras. Je ne voyais que ses yeux et ils me firent rapidement comprendre que j’avais affaire à un pervers. J’avais déjà eu l’occasion de lire l’envie dans le regard d’un homme et ce qui se dégageait de son regard à lui, était purement malsain. « T’sais quoi, Ty’ ? Si tu me laisses la chambre pendant une heure seul avec elle, je te promets de la faire parler. J’ai une méthode efficace. » Il me répugnait. J’avais envie de gerber, réellement envie. « Pas besoin de ça pour l’instant. On verra plus tard. » Le troisième venait de sortir de la salle de bain. Je le regardais, espérant que son intervention aide à ce que cette menace n’en reste qu’une. Visiblement, pour cette fois, cela suffisait. Celui qui m’avait affligé cette gifle monumentale reprit la parole. « Passons la première question, Louiséa Marlyn… Je n’ai pas de temps à perdre. Commençons par le numéro de téléphone personnel de ton père ! Je comptais regarder dans les contacts de ton portable mais j’ai eu la désagréable surprise de découvrir qu’il n’était pas sur toi. J’espère vraiment pour toi que tu le connais pas cœur. » Mes sourcils s’étaient froncés dès le moment où il avait abordé mon père. Je n'avais même pas relevé le fait qu'il m'appelait par mon nom étant donné que j'étais certaine qu'il le connaissait. N’était-il pas au courant ? Il me semblait pourtant que toute la ville le savait à présent. Une nouvelle fois, je répondais par une question mais celle-ci attendait une véritable réponse. Mon père ? Mais qu’est-ce que vous lui voulez ?
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Jeu 11 Déc - 17:34

Highway to Hell
Louiséa & Kenneth

Un doute s’installa en moi lorsque Tyler rentra directement dans le sujet de conversation. Le père de Louiséa. La jeune femme s’était mise à froncer les sourcils. Désormais, elle avait au moins un indice sur ce que l’on désirait et ça n’annonçait rien de bon pour la suite. J’espérais qu’elle ne soit pas assez idiote pour se la boucler dans le but de protéger son père. Plus vite, elle parlerait et plus vite elle serait libre. Enfin, je crois. Tyler n’était pas le genre à laisser des témoins dans la nature. Il couvrait toujours ses traces. Le seul point positif c’est que l’on avait des masques. S’il désirait vraiment la tuer à la fin, il ne prendrait pas toutes ses précautions. Intérieurement, cela me rassurait. Je ne voulais pas être complice d’un meurtre. Enfin, sans compter cette tentative que j’avais eue sur Sebastian. Pour ma défense, il le méritait amplement. « Mon père ? Mais qu’est-ce que vous lui voulez ? » Répondit la jeune rousse. Je la regardai d’un air abasourdit, tout comme les autres. Etait-elle aussi stupide pour jouer avec le feu ? Elle n’avait apparemment pas compris la leçon et la baffe que lui avait donné Tyler un peu plus tôt, ne lui avait pas suffit. Je n’avais pas besoin de tourner la tête dans la direction de mon ami pour comprendre qu’il était en train de bouillir derrière son masque. Il n’était pas du tout patient et jusqu’à maintenant, il avait été plutôt gentil. Cependant, dès que Louiséa avait terminé sa phrase, il avait changé de comportement. Il ne lui avait pas donné une nouvelle baffe. Non. Il lui avait envoyé son poing dans la figure comme si c’était un homme et pas une fille devant lui. Il y avait mit toute sa force et sa colère. « C’est moi qui pose les questions. Toi, tu réponds ! Tu veux jouer ? On va bien s’amuser. » Lui avait-il dit en se baissant pour être au même niveau que son visage. Aussitôt, il avait fait un signe à l’autre gars qui s’était tenu plutôt à l’écart depuis quelques secondes. Celui avait détaché deux ou trois liens qui retenaient Louiséa à la chaise. Elle avait toujours les poings et les mains attachés mais désormais rien ne la retenait à la chaise. Il l’avait attrapé par les cheveux avec une telle brutalité que j’en avais grimacé sur le moment avant de le voir traîner la jeune fille par terre jusqu’à la salle de bain. Je l’avais aidé à la balancer dans la baignoire remplit sans faire attention à l’eau qui coulait par terre. La tête de Louiséa sortait de l’eau ce qui lui permettait de respirer pour l’instant. Je m’étais posé sur le rebord de la baignoire puis j’avais posé la main au niveau de sa gorge avant d’appuyer pour passer sa tête sous l’eau. A partir de cet instant, je n’attendais que l’accord de Tyler pour laisser remonter sa tête et la laisser reprendre de l’oxygène. Après plusieurs secondes, j’avais dirigé mon regard vers lui, essayant de lui faire comprendre de ne pas trop tarder. Je sentais toujours la tête de la jeune femme bouger sous ma main ce qui me faisait comprendre que si elle se débattait, elle n’était pas encore morte. Tant mieux. Je n’avais pas tellement envie de la noyer. « Ok ! C’est bon. » Je ne m’étais pas fait prier pour lâcher mon emprise sur elle et l’aider à remonter à la surface. Sans perdre de temps ou même la laisser reprendre ses esprits, Tyler s’était approché d’elle. « Je veux son numéro ! Tout de suite ! » criait-il pour lui faire comprendre qu'il ne rigolait plus.


electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Dim 18 Jan - 23:13


highway to hell
Kenneth J. McCallister & U. Louiséa Marlyn
De toutes évidences, la baffe magistrale que cet enfoiré m’avait adressée quelques secondes plus tôt ne lui suffisait pas. Cette fois-ci, c’est son poids qui atterrie brutalement sur mon visage. Il avait tellement été violent que la chaise sur laquelle je me trouvais ligoté tanguait. Je manquais de tomber au sol. La douleur était vide, ma pommette sûrement très endommagée. Je relevais le regard vers l’homme masqué, mes yeux trahissaient sans mal toute la haine que je pouvais lui porter à cet instant même. Je n’avais même plus le droit de poser une simple question ? C’était pourtant une réaction plus que normale. Trois hommes m’enlèvent, me retiennent prisonnière, me posent des questions sur mon père mais je n’ai pas le droit de savoir pourquoi ? A croire qu’au moment où j’avais reçu ce coup à la tête, j’avais perdu tous mes droits. « C’est moi qui pose les questions. Toi, tu réponds ! Tu veux jouer ? On va bien s’amuser. » Espèce d’imbécile. J’avais sérieusement l’air de vouloir jouer ? Je voulais simplement connaître la raison de cet intérêt porté à mon père. Je n’avais aucunement envie de jouer. Je gardais le silence tandis qu’il fit un signe à petit, toujours derrière lui. Celui-ci s’avançait vers moi et me détachais de la chaise. Cette fois-ci, c’est de l’incompréhension qui se lisait dans mon regard. Cependant, je n’eus pas le temps de me poser trop de questions. Cet enfoiré me cessait violemment par les cheveux, me trainant à même le sol jusqu’à la salle de bain. La bouche libérée, je criais de douleur. Ensuite, je fus jetée dans la baignoire remplie d’eau. Le troisième complice qui s’était montré distant jusque là prit un rôle plus important. Posant sa main sur ma gorge, il plongea ma tête sous l’eau. Je commençais alors à me débattre, inondant la salle de bain et eux avec. Cependant, c’était le dernier de mes soucis. « Ok ! C’est bon. » Il me libérait de son emprise. Bruyamment, je tentais en vain de reprendre une respiration normale. L’homme reprit son interrogatoire sur un ton qui se voulait sans doute intimidant. « Je veux son numéro ! Tout de suite ! » Je le regardais droit dans les yeux et criais à mon tour à bout de souffle. Il est porté disparu ! Un silence s’installait dans la pièce, visiblement aucun des trois ne s’attendait à une telle réponse. Ils s’étaient renseignés en tout cas, impressionnant. Depuis des mois, ajoutais-je.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell. Dim 25 Jan - 20:23

Highway to Hell
Louiséa & Kenneth

L’impatience de Tyler avait désormais atteint son maximum. Il ne pouvait et ne voulait pas attendre plus longtemps pour récolter les informations dont il avait besoin. Son plan était idiot mais simple et il semblait aussi surtout infaillible. Louiséa ne pourrait pas résister très longtemps pour répondre à nos questions et rentrer dans le bain. Elle n’avait pas le choix. Et si elle continuait à résister, les choses empiraient au fur et à mesure. Pour le moment, nous étions quand même encore très gentils avec elle. Nous n’avions pas dépassé la limite même si certain ne serait sans doute pas du même avis que nous. « Il est porté disparu ! » avait finalement lâché la jolie rousse alors qu’elle venait à peine de remonter à la surface. Sa phrase était sortit en une respiration mais elle semblait avoir attiré toute notre attention. Je ne savais pas si elle jouait à un jeu ou si elle tentait de gagner du temps. Cependant, mes sourcils s’étaient froncés et mes yeux s’étaient posés sur Tyler. Il ne semblait pas la croire. Je pouvais lire en lui comme dans un livre ouvert et ses yeux finissaient toujours par le trahir. Pour lui, elle mentait. « Depuis des mois, » ajouta-t-elle subitement histoire d’enfoncer le couteau dans la plaie. Mon agacement ce fit sentir. Qu’est-ce que c’était que ces conneries ? Si elle disait vraie, Tyler aurait dû le savoir. Il ne pouvait pas prévoir un plan pour kidnapper une fille aussi facilement en oubliant de se renseigner sur sa première cible. Pourtant, peu à peu, les doigts de Tyler tapotaient sa jambe nerveusement. Il doutait, ce qui ne m’arrangeait pas spécialement. « Je te crois pas ! Quand est-ce que tu arrêteras de mentir ? » finit-il par balancer. Ma main s’était aussi tôt posé à nouveau sur la gorge de Louiséa pour remettre à nouveau sa tête sous l’eau. Je l’avais laissé quelques secondes de plus, histoire qu’elle comprenne que ce n’était plus le moment de rigoler. Malheureusement, elle nous réitéra la même histoire lorsqu’elle pu reprendre sa respiration. Alors, je n’avais pas attendu que Tyler prenne la parole pour enfoncer sa tête dans l’eau encore une fois tout en me tournant vers mon ami. « Qu’est-ce que c’est que ce délire ? » le questionnais-je en tentant de maitriser Louiséa qui se débattait pour pouvoir respirer. « Je ne sais pas. Si elle dit la vérité, ça complique les choses. Il faut que je vérifie. Garde la fille pendant qu’on va se renseigner. Si elle nous a mentit, on la fera payer. » J’acquiesçai d’un signe de la tête en soupirant légèrement. Génial ! Je n’avais pas vraiment prévu de passer toute une soirée dans une chambre d’hôtel avec une fille attachée à une chaise. En parlant d’elle, ces mouvements c’était nettement affaiblit me faisant réaliser que j’avais oublié de la laisser reprendre de l’oxygène. Je lâchai ma main subitement en la voyant remonté une nouvelle fois. Ce n’était même pas amusant. Tyler s’approcha d’elle après quelques secondes et pris enfin la parole. « Je vais aller vérifier ce que tu nous as dit mais… si je découvre que tu protèges ton père, je devrais me venger sur une autre personne. Pas sûr que ton petit ami, Ilhan Caldas-Moore, soit toujours mannequin une fois qu’on ce sera amusé avec son joli visage. Parce que lui, je sais où le trouver et tu ne pourras rien faire pour le secourir. » Menacer le petit copain, classique. Au moins, il s’était renseigné sur ses fréquentations. Sans plus attendre, Tyler et son pote étaient sortis de la pièce me laissant complètement seul avec elle. « J’espère que tu as dit la vérité. » lui confiais-je sur un ton plutôt doux avant de l’attraper par le bras pour la forcer à se relever. Apparemment, j'étais officiellement son babysitter. De mieux en mieux.


electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Louiséa & Kenneth, highway to hell.

Revenir en haut Aller en bas

Louiséa & Kenneth, highway to hell.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Louiséa & Kenneth, highway to hell.
» I'm on the highway to hell ♦ Myndi & Tyler
» Seth A. FARHELL ♠ I'm on the highway to Hell
» D4 ➺ highway to hell (Sagitta, Aloysius, Serena, Skyler, Jubilee & Amelya)
» MAKSEZIA ; « highway to hell »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: 
Uh oh, uh oh, uh oh, uh oh
 :: Crazylove in LA :: Saison 3
-