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Enchanted to meet you. Feat. Robyn

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MessageSujet: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Ven 28 Avr - 14:43


Enchanted to meet you.
Feat. Robyn


Cela faisait à peine une semaine que j'étais revenu à Greeneville, mais je m'y sentais déjà bien. Mon défunt grand-père m'avait légué sa maison dans Church Street il y a des années de cela. Il faudrait la bricoler un peu, poser de nouveaux planchers et passer de grands coups de peinture sur les murs défraîchis mais cela devrait le faire. Et puis la nature avait repris ses droits dans la partie extérieure, le lierre remontait puissamment sur les façades, les mauvaises herbes s'élevaient à peu près à un mètre de haut dans le jardin, ce qui donnait un côté sauvage à la baraque et pour l'artiste amoureux de la nature que j'étais cela me plaisait. Limite je l'entretenais en ayant acheté des graines pour faire un potager. Bon je m'y connaissais pas du tout, mais nous verrons bien si des tomates et des courgettes y pousseront. L'avantage de ne pas avoir de maison à payer c'était que je pourrais mettre le peu de fric que j'avais dans l'achat de toiles, de peinture et d'argile pour me consacrer pleinement à mes passions. 



Ce matin la lumière était vraiment belle alors installé sur une banquette - des années 30 - sur le porche, je me suis mis à peindre la maison face à moi. Elle était traditionnelle, mais non sans charme. Puis à force de regarder dans la direction de ce domicile que je pensais inhabité, j'ai fini par remarquer une jeune femme. Elle venait de sortir pour s'occuper de son jardin, elle était vraiment mignonne. Elle avait un petit quelque chose qui commença à m'inspirer. Alors j'ai sorti mes jumelles -en toute discrétion- pour commencer à mieux observer ses traits et peindre son portrait dans le détail sur une nouvelle toile. Au fil des jours j'ai remarqué qu'elle avait certaines habitudes. Ainsi, je savais parfaitement quand reprendre mon travail. C'était étrange mais en la peignant, je lui imaginais un prénom, une vie. Elle était veuve, son mari et son enfant étaient morts dans un accident de voiture. Et j'étais évidemment son prince charmant qui allait la sortir de sa mélancolie ahaha. Au bout de quelques jours il était terminé. Je n'étais pas peu fier. J'avais su capter la douceur de son visage et la lueur mystérieuse de son regard. Cette lueur qui m'avait fait imaginer cette histoire. Quel lourd secret ma voisine pouvait-elle bien cacher ? 

En attendant, je n'étais pas le genre de gars à rester dans l'ombre éternellement, alors je suis allé à sa rencontre. J'avais vraiment l'envie d'en savoir plus. Et pour dire, pour cette grande occasion, j'avais fait l'effort de remplacer mon peignoir habituel par une chemise blanche et un pantalon crème avec des savates noires. La toile dans le dos, je la regardais avec curiosité en m'approchant d'elle: " Bonjour... " énonçais-je dans un beau sourire en déposant un bras sur sa barrière blanche. " Vous allez trouver cela étrange... " entamais-je alors, en profitant de cette proximité pour bien la regarder. Même si je l'avais vu avec les jumelles, la voir de près c'était différent. " Mais vous m'avez inspiré. " repris-je alors dans un sourire amusé en lui tendant la toile d'une dimension de 35 cm de largeur sur 45 cm de longueur. " Ne me prenez pas pour un pervers, je suis juste votre nouveau voisin. Et je serais capable de peindre une plante verte et m'extasier devant. " avouais-je alors pour atténuer le fait que je semblais pas très sain comme garçon pour faire ce genre de choses. Maintenant que j'avais les mains libres je pouvais pleinement m'accouder sur sa barrière qui était à la hauteur de mon torse ce qui était parfait pour s'y installer. J'observais ses réactions. " Si vous voulez, je peux vous la dédicacer comme ça quand je serais connu dans dix ans vous pourrez la vendre une fortune." ajoutais-je sur un ton très sérieux, en commençant alors à rire, je ne me prenais pas sérieux, le jour où j'obtiendrais ce niveau de notoriété c'est qu'on aura confondu mon nom avec quelqu'un d'autre. " Oh et je m'appelle Cameron... et vous ? " la questionnais-je en oubliant les convenances, lui tendant la main. " Attendez cette barrière dérange un peu. " énonçais-je en l'escaladant sans aucune gêne pour la rejoindre. " Ah voilà, c'est mieux. " énonçais-je dans un grand sourire en lui tendant de nouveau la main. " Alors ? Je peux connaître votre nom ? " lui demandais-je dans un sourire toujours ce qu'il y a de plus amusé. Un jour, une fille allait appeler les flics et j'aurais des problèmes. Mais pour l'instant, je tentais un contact, nous verrions bien pour la suite. 
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Sam 29 Avr - 18:39

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Cameron & Robyn

Depuis son installation dans la maison, Robyn n'a guère eu le temps de rencontrer ses voisins. En fait, elle vit dans sa petite bulle. Ses habitudes sont déjà là, et elle ne met rien en oeuvre pour en changer. Les choses lui vont très bien ainsi. Elle n'est pas du genre très sociable de toute façon, et n'est certainement pas venue vivre ici dans le but de se faire de nouvelles connaissances. Elle est à Greeneville depuis tellement longtemps, de toute façon, qu'il lui semble connaître déjà tout le monde, ne serait-ce que de vue. Quoi qu'il en soit, cette journée n'est pas différente des autres. Elle s'est levée relativement tôt, commençant sa routine par un café sur la terrasse. Le temps qu'elle le termine, son mari était parti pour le boulot - sans venir la voir bien sûr, elle le savait d'avance -. Ce qui lui a permis, ensuite, de faire pas mal de ménage dans les pièces principales, pour s'occuper - et s'aérer - l'esprit, et aussi lui permettre de réfléchir à de nouveaux articles à rédiger, ou même à ses bouquins entamés mais jamais complètement terminés. La matinée s'est achevée sur sa préparation du repas du midi, qu'elle a concocté avec beaucoup de soin et puis elle s'est posée devant son ordinateur le temps de rédiger un article, qu'elle a envoyé à ses contacts habituels. Elle a essayé d'avance sur son histoire, en vain. Son inspiration semble l'avoir quittée ces derniers temps. Il faudrait qu'elle prenne un peu de temps loin de Greeneville afin de s'aérer l'esprit pour de bon. Quelques heures de ménage n'ont jamais suffit, et ne suffiront jamais. Inutile de dire qu'elle a vite abandonné, persuadée que ça ne viendrait pas par miracle, comme ça. C'est donc vers le jardin qu'elle s'est ensuite dirigée, pour s'occuper des quelques plantes et de ses quelques autres plantations de légumes. Une nouvelle passion qu'elle s'est découverte il y a peu, avec son arrivée ici. La maison est rustique, assez peu grande, mais avec le jardin, il y a de quoi faire. Alors qu'elle prend la direction de ses outils, une voix l'interrompt. Elle relève la tête, et son regard croise celui d'un homme, qu'elle devine être son voisin. C'est dingue, elle ne l'a jamais vu ...

Pour un miracle, c'est un miracle. Mais elle ne va pas rester comme une idiote à s'interroger à son sujet, alors elle lui répond bien vite. « Bonjour. » Voix neutre, elle n'est pas particulièrement de mauvaise humeur, pas non plus d'une humeur excellente. Elle est mesurée, comme d'habitude. Un peu distante aussi, mais il faut bien ça. Silencieuse pendant quelques secondes, Robyn examine la position de cet homme. Il semble tenir quelque chose dans son dos, et sa tenue est pour le moins sophistiquée. A côté, sa salopette fait un peu tâche mais qu'importe. Elle fronce les sourcils quand il rouvre la bouche, d'ores et déjà curieuse de savoir ce qu'elle va trouver étrange. Bizarrement, elle s'inquiète tout de suite. De quoi est-ce qu'il parle ? Elle garde néanmoins le silence, comme elle a l'habitude de le faire. Elle ne comprend pas tout, mais ça ne devrait pas tarder. Avec un peu de chance ... Ne me prenez pas pour un pervers. OK. Là, ça devient carrément bizarre. Inconsciemment, elle croise les bras sur sa poitrine. Méfiance, instinct de protection. Il lui tend néanmoins ce qui semble être une toile, alors elle fait l'effort de s'avancer pour s'en emparer. La curiosité est décidément plus forte que tout. Ses yeux se posent sur la peinture, et elle reste ébahie. Sur le cul. Incapable de dire quoi que ce soit. Elle ouvre d'ailleurs la bouche pour protester, pour balancer le premier truc qui lui passe par la tête, mais aucun son ne sort. C'est elle. Sur la peinture. Elle. Un portrait. Elle relève les yeux pour le regarder, sa méfiance de nouveau vivace. « Euh ... » Elle ne suit pas bien là, elle n'a pas le temps de suivre. Il lui tend la main, et se présente. Alors qu'elle ne s'est toujours pas remise du choc face à la vision de sa peinture. C'est elle. Il l'a peinte, et elle ne l'a jamais vu de son côté. Y a de quoi flipper, non ? Elle ne prend pas la fuite, pourtant. Parce que quelque chose lui dit qu'il n'est pas dangereux. Un peu bizarre peut-être, mais pas dangereux. Et il est rare que son instinct vis-à-vis des personnes la trompe. « Robyn. » A-t-elle le temps de murmurer par pur réflexe, alors qu'il vient de passer par-dessus la barrière sans se gêner de quoi que ce soit. Il ne l'entend visiblement pas. Elle ne sait pas bien comment réagir, là. Tourner les talons et partir en courant ? Continuer sur sa lancée et discuter de tout ça avec lui ? Bah, qu'est-ce qu'elle craint, hein ? Prudemment, elle lui tend la main, sans réellement oser la serrer ou quoi que ce soit. Et sitôt qu'ils sont entrés en contact, elle écarte sa main, reculant elle-même de quelques pas. Un peu de prudence ne lui fera pas de mal. Elle se racle la gorge, un peu gênée par l'étrangeté de la situation. « Je suis Robyn. » Elle passera l'étape nom de famille, ce serait trop compliqué de l'expliquer. Elle n'a pas envie de le faire quoi qu'il en soit. « Vous êtes ... hum ... C'est un peu bizarre, vous en conviendrez, non ? » Autant être franche, non ? Elle n'a pas envie de tourner autour du pot ou de faire comme si tout ça était normal. Ça ne l'est pas ... Clairement. « Pour ce que ça vaut, la peinture est très jolie. » Non, elle ne va pas lui mentir ou prétendre le contraire. Elle ne l'a pas fixée intensément ni trop longtemps - ça aurait été gênant pour elle -, mais de ce qu'elle a vu elle était très jolie. Et c'est peu dire. « Vous faites souvent ça ? Je veux dire, peindre les gens, pas forcément peindre vos nouveaux voisins. J'imagine que ça ne vous arrive pas si souvent d'épier les personnes qui vivent à côté de chez vous ... » C'est que c'est très réaliste quand même. Il ne peut pas l'avoir fait en une seule après-midi, ni même après l'avoir croisé une seule fois, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Sam 29 Avr - 22:54

Pendant un moment, j'ai été connu à New York. Alice faisait de grandes réceptions dans notre appartement et toutes les personnes riches et influentes qu'elle invitait tombaient amoureuses de la déco. C'était plus une galerie d'art remplie par mon travail qu'un appart à vrai dire. Néanmoins, cela restait un foyer chaleureux dans lequel on a vécu de belles années avec ma meilleure amie. Seulement, même si j'étais devenu un artiste en vogue, je me suis laissé submerger par les commandes et j'ai perdu des clients. beaucoup trop de clients. Cela m'a fait une mauvaise publicité et j'ai raté le coche d'obtenir la renommée. Clairement, j'étais juste un artiste avec un peu de talent, je n'avais pas du tout le sens des affaires. 

J'étais joyeux comme d'habitude et j'étais allé offrir mon digne présent à la voisine. Elle sembla plutôt surprise et méfiante. Et je la comprenais, je devais avoir l'air d'un frappa-dingue avec mon air tout enthousiaste et mes cheveux bruns au vent. Mais bon, c'était un peu ce que j'étais. On se demande comment j'arrive à chopper hein? La majorité du temps je me tempère. Mais le vrai moi est plus extraverti, plus joueur, plus fou que cela. Bref, je suis pas là pour vendre mes qualités. Lorsqu'elle me dit s'appeler Robyn, un sourire se dessina sur mes lèvres. C'était vraiment pas commun comme prénom. Et je sais pas pourquoi, mais j'ai pensé à Batman... bref. Elle finit par dire que j'étais... enfin que la situation était un peu bizarre. J'hochais la tête, en allant dans son sens. " Oui, je pense que... je peux en convenir oui, effectivement vous avez affaire à un type très bizarre oui. " rétorquais-je en laissant des touches d'humour m'échapper. Fallait que j'arrête d'être moi-même sérieux. La situation lui paraissait étrange et c'est vrai qu'elle l'était. Mais pas pour moi, pour moi tout était possible. Si je voulais taper la discute avec quelqu'un dans la rue, je n'hésiterais pas une seconde. Mes parents avaient tellement tenté de m'apprendre l'étiquette qu'aujourd'hui je ne savais même plus ce que c'était. Elle trouva tout de même la peinture jolie... Ne le dis pas Cameron, retiens-toi Cameron... CAMERON NON! " C'est que le modèle n'est pas mal non plus. " déclarais-je sur un ton on ne peut plus séducteur avec le regard de braise qui avec sisi. Gros lourd, bonjour. " Bon pardon désolé c'est archi nul comme phrase. " me repris-je presque aussitôt en riant tout en me grattant l'arrière de la tête nerveusement. " C'est juste... je vous ai vue la dernière fois et vous avez été  un peu comme une muse. J'ai senti l'inspiration - et j'écoute toujours mon inspiration - et voilà. Mais je ne compte pas  vous embêter plus longtemps, ne vous inquiétez pas. " énonçais-je, et c'était vrai, elle avait l'air vraiment sur la défensive. Je n'étais pas devin, mais en général cela prouvait que la personne ne se sentait pas très à l'aise. Alors que j'allais tout simplement partir et lui faire un petit " à la prochaine! " elle reprit la parole.

Elle me demanda si je faisais souvent ça. " Si je faisais souvent ça quoi? " la questionnais-je de ma douce voix grave en fronçant un peu les sourcils, pas sûr de comprendre le sens de sa phrase. Et là elle s'expliqua, en me regardant dans les yeux. Elle avait de jolies yeux bleus. J'aimais bien. Superficiel? Ouais un peu, on m'excusera. Mais la beauté ne se trouvait pas toujours là où l'on pensait la trouver. Et peut-être que ce qu'il m'a plu chez-elle, c'était son air droit, sage et mystérieux. En plus de son apparence, of course. Parce qu'elle était tout de même plutôt bien proportionnée avec des traits qui devaient vraiment bien rendre sur un tirage photo. Et à vrai dire à ce moment-ci j'étais entrain de la regarder comme un photographe observerait son modèle photo. Enfin je m'égare. Lorsqu'elle revint sur ses mots, sur le fait que je peignais pas forcément mes nouveaux voisins, un rire m'échappa. Et j'allais alors m'installer sur sa balancelle qui se trouvait sur le porche. Quitte à jouer les incrustes, autant y aller jusqu'au bout. " Et bien venez, je ne vais pas vous manger. " assurais-je dans un sourire, en riant un peu tout en la regardant avec amusement. Genre c'est moi qui l'invite, tout va bien. Remarquez, si j'étais un assassin ou quoi je ne prendrais pas le risque de l'attaquer en pleine journée avec des témoins dans tous les coins. il y avait tout de même des passants dans Church Street. En attendant qu'elle arrive je regardais mes mains, la peinture blanche avait séché sur ma peau, je pliais un peu les doigts, la peinture se craquelait. Faudrait que je les laves à un moment donné. Enfin bref, je reportais mon attention vers la dénommée Robyn et décidais de répondre à sa question implicite. " Non c'est vrai. Vous êtes un cas plutôt exceptionnel. " accordais-je dans un calme apaisant sans la quitter de mon regard à la fois perçant et rieur. " Vous devriez vous sentir flattée, non? " la questionnais-je alors accompagné de mon fidèle sourire au coin des lèvres en me redressant contre le dossier de sa balancelle, déposant mes mains jointes sagement entre mes cuisses. " Vous êtes modèle? " la questionnais-je alors me demandant ce qu'elle pouvait bien faire dans la vie. Peut-être était-elle vraiment cette femme veuve que j'avais imaginée. En effet elle portait une alliance, mais je n'avais pas vu la trace d'un mari où que ce soit. J'avais beau avoir un côté spontané, je savais parfois faire preuve de tact. 
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Lun 1 Mai - 17:21

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Cameron & Robyn

Tout ça est, effectivement, très bizarre. Robyn ne sait pas bien comment elle est censée réagir, ce qu'elle est censée dire ou faire. Alors elle y va à l'instant, alors que lui joue plutôt du côté du culot. Il en convient, que la situation est bizarre et, d'une certaine façon, cela rassure Robyn. S'il était dangereux, il n'aurait sans doute pas conscience de cela, n'est-ce pas ? Elle veut le croire. Parce que son instinct, qui ne la trompe que rarement, lui dit qu'elle ne craint rien. Imaginons, donc, qu'elle peut se permettre de discuter avec lui dans son jardin qu'il a envahi afin de lui remettre une peinte qu'il faite ... D'elle. Elle trouvera ça encore plus étrange, peut-être, quand elle y repensera, une fois la journée terminée. Pour l'instant, elle se laisse juste guider par son instinct. C'est la meilleure chose qu'elle puisse faire ; parce qu'elle ne va quand même pas se mettre à paniquer et partir en courant jusqu'à sa maison. Ce serait ridicule. Et elle est trop fière pour en arriver là. Le compliment spontané qui échappe à Cameron ne la fait pas broncher. Elle ne rougit pas, ne sourit pas non plus. Elle ne s'y attendait pas, certes, mais hormis un froncement de sourcils, rien n'apparaît réellement. Elle est assez inexpressive comme fille, en fait. Il fait mine de rien et continue sur sa lancée, ce qui permet à Robyn d'essayer d'assimiler toutes les informations qu'il lui fournit. « Je vois. » Non, en fait, elle ne voit pas. Elle ne voit rien du tout. Elle n'est pas toujours sûre de bien comprendre ce qui est en train de se passer, mais soit. Il semblait sur le point de partir et, comme une idiote - ou pas, d'ailleurs -, elle le relance, lui demandant si ça lui arrive souvent de faire ça. Il ne comprend pas tout de suite, alors elle s'explique.

Elle aurait peut-être dû le laisser partir, non ? Et bien non, elle ne le regrette pas. La situation lui semble toujours aussi décalée, et essayer d'en apprendre plus sur lui ne pourrait pas lui faire de mal. Peut-être que ça dédramatiserait un peu la scène, et tout ça. Elle l'espère en tout cas. Il ne lui répond pas tout de suite, Cameron, riant plutôt. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? Encore une fois, elle se sent perdue. Plus encore qu'elle ne l'était il y a quelques minutes. Elle ne doit pas être bien douée pour comprendre les gens qui l'entourent. Faut dire qu'elle les tient à distance, en général. Pour le coup, elle a bien envie d'essayer de gratter la surface afin d'éclaircir le mystère qui plane autour de lui. Il s'installe sur sa balancelle, avant de l'inviter à le rejoindre. Un comble ! Je ne vais pas vous manger. Qu'est-ce qu'elle en sait elle, hein ? Bon, elle se sent plutôt en sécurité quand même. Ils sont dans son jardin. Cela ne veut rien dire, elle en a bien conscience, mais elle refuse de laisser son habituelle inquiétude prendre le pas sur le reste. Elle hésite quelques secondes, le regardant, l'air perdu, avant de se décider à se mettre en marche. Prudemment et avec toute la délicatesse et l'élégance qui est la sienne, elle s'installe à ses côtés. A distance raisonnable tout de même, elle n'oublie pas les valeurs - voire consignes - avec lesquelles elle a été éduquée. Alors qu'elle reste silencieuse, tournant la tête dans sa direction pour l'observer, un fond de méfiance toujours présent dans ses yeux, lui s'explique. Du moins, répond à sa question. Comme il en a envie, pas exactement de la façon qu'elle s'attendait. Bah. Qu'importe.

Si elle devrait se sentir flattée ? A vrai dire, elle n'en sait rien. Elle n'a jamais été confrontée à ce genre de situation. Et lui non plus, si elle en croit ses dires. Mais pour être tout à fait franche, elle n'est pas sûre de le croire. Pas aussi vite. Qui lui dit que ce n'est pas un tueur en séries particulièrement malin ? Non, il n'en a pas l'air. Il a même l'air plutôt gentil. Un peu naïf peut-être. Mais elle n'est pas douée pour juger les gens et essayer de les comprendre juste en les observant, alors elle en restera là. « J'imagine que je suis flattée. » J'imagine mais je ne suis sûre de rien. Elle est toujours sous le coup de la surprise, faut dire. Elle prendra le temps de repenser à tout ça plus tard, à regarder plus en détails la peinture aussi. Laquelle, d'ailleurs, repose désormais sur le côté de la balancelle, vers elle. C'est intriguant, tout ça. La question de Cameron, elle ne s'y attendait pas du tout. De nouveau, elle fronce les sourcils. « Non, pas du tout. » Elle, modèle ? Certainement pas. Son père en serait ravi, tiens. L'idée la fait sourire, mais elle a tôt fait de faire disparaître celui-ci. Elle n'est pas habituée à se montrer particulièrement aimable avec les gens qui l'entourent, en particulier ceux qu'elle ne connaît absolument pas ... Et qui la peignent en l'observant par-dessus la balustrade - pas très haute, heureusement -. Il n'est pas un de ces pervers qui s'est mis sur la pointe des pieds pour avoir une vue plongeante sur elle. Quoi que ... Elle n'en sait rien, peut-être que c'est bel et bien un pervers. Qui a eu la chance d'avoir pour seul rempart entre lui et elle une barrière assez basse. « Vous êtes mon nouveau voisin depuis combien de temps ? Vous avez quand même une drôle de façon de faire la connaissance de ceux qui vous entourent ... » Pas vraiment une plaisanterie. Un début, peut-être. Mais elle ne sait pas exactement faire mieux que ça. Elle l'a déjà dit tout ça, en plus. Mais comment savoir la meilleure façon de se comporter dans cette situation, franchement ?
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Lun 1 Mai - 20:54

Elle semble vraiment perdue et, quelque part, cela m'amuse. Et pourtant ce n'est pas forcément drôle, mais je vous le dis c'est juste dans mon ADN de rire de tout et n'importe quoi. Et pourtant mes parents sont stricts au possible. Alors, je me demandais bien de qui j'avais pu attraper cela. Enfin voilà, j'étais souriant et amusé en osant lui demander de me rejoindre sur son propre mobilier de jardin. C'est que je n'ai honte de rien et que je ne suis pas timide comme garçon. La manière gracieuse dont elle s'approche, toute vêtue de sa belle salopette me donne envie de rire, mais je me retiens. Déjà qu'elle doit penser que j'ai des cases en moins -soyons honnête, c'est sûrement le cas- je ne voudrais pas qu'elle me pense en plus moqueur. Ce que j'étais. Mais pour l'instant ne sortons pas toutes les cartes d'un coup. Et puis, j'étais paisible à cet instant. Mon regard ne quitte pas le sien. Elle me sort alors une phrase dont je ne suis -encore une fois- pas sûr de comprendre le sens. C'est vrai, comment on peut "imaginer être flatté" cela n'existe pas une telle chose. On le ressent ou on ne le ressent pas, mais en tous cas, on ne l'imagine pas, on le sait. Enfin, j'arrête de me prendre pour Hermione Granger avec ces réflexions complètement stériles et je veux lui répondre une simple banalité. Cependant ma curiosité est plus forte. " Comment cela, vous "l'imaginez" ? Vous êtes insensible? " la questionnais-je en posant véritablement la question, sans aucun tact. Je pris une posture qui ressemblait à celle du penseur de Rodin. Peut-être avait-elle véritablement quelque chose de médical, une sorte de paraplégie des émotions. Est-ce que cela existait? Je ne m'y connaissais pas vraiment. Néanmoins ceci expliquerait son air distant. Mais d'un autre côté une femme qui a été mariée ressent forcément des choses non ? Mais peut-être que je faisais fausse route et que c'était une simple expression, auquel cas elle allait sérieusement me prendre pour un débile mdr mais bon, la honte, je connais bien et personne n'en est jamais mort. Je crois. 


Puis tout en innocence, je lui ai demandé si elle était modèle. Elle fronça les sourcils, ce qui semblait être une manie chez-elle. Attention, je ne critique pas, c'est très mignon un air réfléchi et même très séduisant. Puis une lueur amusée sembla éblouir un instant son visage. Oh... mais c'est qu'elle savait être joyeuse... Intéressant ... cela me fit sourire imperceptiblement... " Cela aurait pu... facilement. " murmurais-je simplement, sans chercher à la complimenter. C'était la simple vérité. Je me demandais bien à quoi elle avait pensé. Enfin, son visage retrouva bien vite son impassibilité austère et presque religieuse. AH MON DIEU! J'AI COMPRIS! TOUT S'EXPLIQUE! L'ANNEAU! C'EST CELUI QUI MONTRE SA FIDÉLITÉ À DIEU! ROBYN EST NONNE! Au fur et à mesure de mes pensées, je la regardais d'un air à la fois toujours plus choqué et sonné, autant dire que j'avais des yeux très exorbités. Je les clignais nerveusement comme si je m'étais bouffé soudainement les pleins phares d'une voiture dans les yeux. Ouais j'avais dégringolé de plusieurs étages d'un coup là. Mais pourquoi ne portait-elle pas la tenue là? C'était plus obligatoire? Oui, il me semble que les religieux peuvent s'habiller en civil. Merde, maintenant, j'allais faire sacrément plus attention à mon langage et ma façon de lui parler. Quoique... une nonne... mh... c'était excitant.... Merde Cameron... oublie tes fantasmes de pervers un peu... Et puis j'avais la fâcheuse tendance à me monter des films tout seul. Cela se trouve j'étais à dix milles kilomètres de la vérité. 


La jeune femme me demanda alors depuis combien de temps j'étais son voisin. A vrai dire, j'eus à peine le temps de compter mentalement les jours que (nonne) Robyn enchaîna en me disant que j'avais une drôle de façon de faire connaissance avec les gens, ce qui me fit rire légèrement. Je la regardais un peu avant de répondre, agréablement surpris. " Et c'est une mauvaise chose? " la questionnais-je enfin, toujours avec mon air malicieux et mon regard pétillant dans le sien. Dragueur? Une chouille. Dieu, pardonne-moi. Je ne peux pas lutter contre mes envies de transgression. Puis je décidais de répondre à sa première question. " Je suis là depuis une dizaine de jours. Je vous avoue que je ne saurais pas être plus précis. J'ai plus de travail alors je perds un peu la notion du temps. " avouais-je alors comme si j'étais à confess'... non sans avoir honte de mon chômage. Bien sûr, j'avais déjà repéré comment m'adapter à Greeneville. Il y avait les fresques de l'église à restaurer, j'aurais du travail pour au moins deux mois s'ils veulent bien de moi. Parce que oui, ici, je ne me faisais pas d'idées, mes oeuvres n'intéresseront personne. " M'enfin, assez parlé de moi. Qu'est-ce que vous faites dans la vie alors si vous n'êtes pas noo... modèle? " demandais-je en manquant de cracher le mauvais mot, toussant légèrement en regardant ailleurs. Je me redressais de nouveau en la regardant, toujours avec curiosité et intérêt. " Vous êtes ici depuis longtemps?" repris-je alors en voulant apprendre à la connaître même s'il s'agissait d'une servante de Dieu. Tout le monde mérite d'être écouté. Avant j'allais beaucoup à l'église, même si j'étais pas un conservateur -et très loin de là- j'avais toujours aimé aller chanter à la messe. Peut-être allions nous nous trouver des points communs dans la beauté des vers de l'Ave Maria. Ahah. 
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Lun 1 Mai - 23:22

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Oui, elle imagine qu'elle est flattée. Elle n'en est pas sûre. C'est qu'elle est toujours aussi perdue, dans cette situation, et que cela doit avoir un sérieux impact sur ses capacités mentales. En tout cas, elle devine assez vite que Cameron est incrédule face à cette réponse. Il ne doit pas savoir quoi en penser, et elle peut le comprendre. Avec un peu de recul, c'est bizarre d'imaginer qu'elle est flattée. « Non, je ne le suis pas. Mais je ne suis pas encore décidée sur ce que je suis supposée penser de vous. » La voilà, son explication. C'est la plus plausible qu'elle ait pu trouver, et il lui semble que c'est en totale adéquation avec tout ce qui vient de se passer. Venant de lui, elle ne sait pas encore si le compliment l'émeut ou lui donne envie de partir en courant. Dans le fond, ça n'est pas si surprenant, non ? Il y a encore dix minutes, elle ne le connaissait pas - ne l'avait même jamais vu de sa vie -, et maintenant elle a vu une peinture qu'il a faite d'elle. Et, par-dessus le marché, il la complimente. Franchement, elle ne sait pas de quel côté balancer, et elle ne sait pas si cela va s'arranger de sitôt. Elle tranche pourtant bien vite, dans son opinion sur les gens. Elle sait en général d'instinct si elle apprécie quelqu'un ou non, si le courant peut passer ou pas. Avec lui, elle est encore partagée. Elle ne sait pas bien pourquoi, d'ailleurs. De la méfiance qui réside ? Des pensées ambiguës et ambivalentes vis-à-vis de lui ? Un peu de tout ça à la fois, sans doute ... Et puis il marmonne quelques mots qu'elle n'est pas certaine de comprendre. Qu'elle préfère ne pas comprendre peut-être. Peu après, il affiche un air qu'elle juge horrifié. Mais qui est peut-être plus étonné qu'autre chose, après une brève analyse.

En fait, ses yeux sont exorbités et il la regarde comme s'il venait de découvrir une information capitale à son sujet. OK. Elle avait peut-être tort, en acceptant de venir s'installer à ses côtés finalement. Non, parce qu'il a quand même l'air sacrément atteint ... Oh bon dieu, son père la tuerait s'il la voyait. Mariée et assise aux côtés d'un homme qui l'a suffisamment observée de loin pour peindre son portrait - et il avait l'air plutôt réaliste, ce portrait -. Enfin, ce n'est pas le moment de penser à lui. Certainement pas. Cameron a l'air de redescendre sur Terre, sans doute parce qu'elle s'autorise à lui demander depuis combien de temps il est là. Pourquoi, elle ne sait pas. Peut-être bien pour faire disparaître cet air éberlué de son visage, ou pour relancer une discussion qui commençait à s’essouffler. Toujours est-il que, maintenant que c'est fait, elle ne le regrette pas le moins du monde. En fait, elle est même satisfaite d'entendre sa réponse. Elle reste floue, mais c'est une réponse tout de même. « Non, probablement pas. » Toujours aussi indécise, la Robyn. Incapable de se contenter d'un oui ou d'un non. Mais elle est comme ça, elle hésite beaucoup. Beaucoup trop. Il lui offre finalement une réponse plus vaste, qui lui permet de visualiser un peu mieux ce que doit être sa vie. Il ne travaille pas. Elle veut croire que c'est pour cette raison qu'il s'est - pour la première fois - autorisé à espionner sa voisine afin de peindre son portrait. Elle veut y croire, parce que c'est la raison la moins gênante pour elle. Elle passera outre ses regards et tout le reste. De toute façon, difficile, pour elle, d'avoir en tête l'idée qu'il pourrait être en train de la draguer. Elle n'est pas assez habituée à ça pour cela. Et elle n'est pas du tout dans une période de sa vie où ce serait agréable pour elle que pareille chose se produise.

Alors, elle fait mine de rien, et écoute ses questions sans broncher. Ses parce qu'il en enchaîne deux en une minute à peine, sans lui laisser le temps de répondre à la première. « Je suis journaliste. En free-lance. » Ainsi, il n'a pas à se sentir gêné d'être au chômage. Elle, elle travaille depuis chez elle depuis bien longtemps, passant le plus clair de son temps enfermée chez elle. C'est une véritable casanière, mais elle n'est pas sûr que ce soit le cas de son nouveau voisin. Il a plutôt l'air d'un boute-en-train comme elle n'en connaît que trop peu. Il faut dire que, à Greeneville, et en particulier dans son entourage, les gens sont plutôt guindés. Et casaniers ... Comme elle. « Et je suis ici depuis toujours. Hormis pour mes études, je ne suis jamais partie. » Et il lui semble qu'elle le regrettera, d'ici quelques années. Quand la vieillesse la rattrapera et qu'elle réalisera tout ce qu'elle a pu rater, en se cantonnant à sa petite vie tranquille, auprès de sa famille et de ses amis de toujours. Enfin, elle préfère ne pas songer au futur - qu'il soit proche ou lointain - ; il ne lui semble guère réjouissant ces derniers temps. Elle ne perd pas espoir, pourtant. « Vous n'étiez jamais venu à Greeneville alors ? Vous découvrez ? » Elle doit avouer espérer une réponse négative à la première question, et positive à la seconde. Cela confirmerait ce qui lui semble déjà être une réalité : il ne sait rien d'elle et de sa famille. Les Reyes ont une sacrée réputation, en ville, et elle n'a bizarrement pas envie que lui entendre parler d'elle en ces termes. Allez comprendre.
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Jeu 4 Mai - 0:28

Ah pour être cash, là elle était pire que moi. " Ah et c'est pour quand la décision finale? Je sens presque l'épée de Damoclès sur le haut de mon crâne là. " déclarais-je dans un sourire presque désabusé. POURQUOI TANT DE NONCHALANCE CAMERON!? Elle est gentille avec toi, fais de même. Mais je SUIS gentil, non mais oh. Et puis je l'ai dit avec une touche d'humour... Néanmoins mon ton s'adoucit alors tendis que je la regardais droit dans les yeux. " Si vous voulez vraiment vous faire une idée... il n'y a qu'une solution... passer du temps avec moi. " déclarais-je simplement, comme si c'était la raison la plus évidente. Mais mon sourire et mon regard étaient traîtres. Ils laissaient présager que personnellement, cela m'allait parfaitement. Je me redressais, parce que j'aime bien me tenir droit. Et puis d'un coup, j'ai eu comme un flash de lucidité. Elle était bonne-soeur. C'était logique, tout pris sens. Et pourtant, je la trouvais toujours très attirante cette jeune femme. Toujours d'un point de vue artistique, bien entendu. Lorsqu'elle me rétorqua que ma manière d'accoster les gens pour les connaître n'était probablement pas une mauvaise chose, un léger rire m'échappa. J'étais plutôt surpris. " Ah oui? Pourtant en vous voyant, on pourrait croire que vous auriez préféré que j'agisse avec plus de... comment dire... de convenances? " j'avais un p'tit ton joueur et malicieux, mais j'avais mérité la barrière qu'elle m'avait imposé. J'avais agit sans réfléchir, ni penser à mon comportement de détraqué. Elle était parfaitement dans son droit d'être sur la défensive. Mais au moins en apparaissant directement comme un fou, elle ne risquait pas de tomber sur ce genre de surprise plus tard. 



Elle semblait néanmoins s'être un peu plus détendue que tout à l'heure. " L'épée elle est où maintenant à peu près? Elle s'est un peu éloignée ou elle risque encore de me tomber dessus? " la questionnais-je en souriant, prenant le temps de faire ressentir mon humour sous-jacent -souvent pas drôle pour les autres- histoire de peut-être grappiller des points. C'est que les relations sociables c'est pas mon truc, mais j'essaye. Et puis j'ai toujours le regard rieur qui m'aide. C'est déjà ce qui me semble un bon point. Elle me dit alors qu'elle était journaliste en free lance et j'ai déchanté légèrement parce que cela me rappelait que moi aussi avant je faisais ce que j'aimais en free lance. Mais bon, tant pis, j'étais pas là pour déprimer! " Ah et vous écrivez sur quoi, si je peux me permettre? " la questionnais-je alors, intéressé par sa réponse - c'est que je commençais à devenir civiliser à son contact, je sortais les phrases de politesse et tout, j'en aurais presque ri - . Je me disais que cela en dirait sûrement beaucoup sur elle. Puis elle me dit alors qu'elle a toujours été d'ici et qu'elle est partie seulement pour les études. " Oh vous êtes partie où ? Dans d'autres pays ? " la questionnais-je en changeant carrément de ton, laissant le petit garçon amoureux des voyages en moi parler à ma place. C'était un peu un rêve d'enfant de voyager, faire le tour du monde, découvrir de nouvelles formes d'art en fonction des cultures. Parce que c'est génial de l'apprendre dans les livres et en autodidacte, mais quelque part, j'aurais beaucoup aimé apprendre au contact des gens. Puis je remarquais alors l'air sur son visage. Il y avait quelque chose comme du soucis... Mh... " Vous aimeriez quitter la ville? Vivre autre chose? " la questionnais-je alors en reprenant un voix plus posée et plus virile, en me prenant pour un journaliste, tout en essayant de comprendre ce qu'il pouvait bien se tramer dans sa tête. M'accoudant sur le rebord du dossier de la balancelle. Celle-ci tangua délicatement. Je la regardais en me demandant ce qu'elle pouvait bien dissimuler derrière cette apparence de glace. Personnellement cette ville, j'ai jamais vraiment aimé y habiter. Si ce n'était pas pour ma petite soeur, je ne serais jamais revenu.



Elle me demanda alors si je n'étais jamais venu à Greeneville. Cela me fit rire. Si elle savait. " ah si si... j'ai plus ou moins grandi ici. Enfin, j'ai plus grandi dans un centre équestre et dans l'atelier artistique qu'était devenu le garage de mon père que dans les rues de Greenville, mais ouais c'est notre ville natale à tous les deux apparemment. " énonçais-je dans un sourire, avec une certaine satisfaction. Cela nous faisait un point commun et pas des moindre. Quand j'y repensais, j'avais vraiment pas eu une adolescence exaltante. A part pour quelques soirées, je me suis jamais trop montré en société. Donc c'était pas étonnant que je connaisse pas les gens du cru. " Mais je suis parti pendant huit ans, alors oui, on va dire que je redécouvre. " ajoutais-je simplement, toujours en la regardant. J'étais parti tellement de temps, je ne savais même plus ce qu'il se passait ici. Et le fait que je ne lise pas les journaux ne jouait probablement pas en ma faveur. Enfin à cet instant je me demandais surtout si... ce serait trop bête... de toute manière à part ma bande je serais incapable de me rappeler du moindre camarade de classe que j'ai eu, mais peut-être que... il fallait que je demande... " Sans indiscrétion... vous avez quel âge ? " la questionnais-je enfin avec curiosité. A Greeneville il n'y a qu'un seul lycée et je crois dire sans me tromper qu'il y a qu'une seule école primaire. C'était impossible qu'on se soit pas retrouvés dans les mêmes années, si ce n'est dans les mêmes classes. Mais cela m'apparaissait quand même plutôt dingue comme coïncidence. Et pourtant une part de moi y croyait, pour je ne sais quelle raison. Comme une intuition.
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Ven 5 Mai - 17:49

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Pour être tout à fait franche, Robyn ne sait pas bien où elle en est, là. Lui fait-elle un tant soit peu confiance ? Sans doute que oui, sinon elle ne serait pas assise là, à continuer de discuter avec lui comme si de rien était. Mais il n'empêche que, comme elle vient de lui dire sans y mettre les formes, elle ne sait toujours pas quoi penser de lui. Au moins, elle ne tourne pas autour du pot. Et la réaction de Cameron en valait la peine. Très dramatique, tout ça. Pas le temps de répondre à sa question, il enchaîne. « C'est déjà ce qu'on fait ... Non ? » Non, elle ne se moque pas de lui. Pas du tout. Elle se contente juste d'exposer les faits. Parce que c'est effectivement ce qu'ils font : ils discutent. Elle apprend à le connaître, du moins elle essaye. Parce qu'il représente un mystère, il faut l'avouer. « Et pour vous répondre, je ne sais pas encore pour quand est la décision finale. J'attends de voir. » Avec Robyn, difficile de dire si elle plaisante ou si elle est sérieuse. A lui de le prendre comme il le voudra, de toute façon. Pourquoi diable a-t-elle dit que ce n'était probablement pas une mauvaise chose qu'il soit venu ainsi à elle ? Maintenant, elle se retrouve embourbée dans une discussion qui la dépasse. Elle n'a aucune envie de lui dire qu'il vise dans le mille, que c'est effectivement loin des convenances auxquelles elle est habituée. Aucune envie. Pour une fois qu'elle discute avec quelqu'un qui n'a pas l'air de savoir qui elle est, ni de quelle famille elle vient, elle aimerait bien que cela dure. Alors, elle hausse les épaules avant de lâcher un faible : « Aucune importance. » Maintenant, elle n'a plus qu'à croiser les doigts et espérer qu'il en reste là de tout ça. En attendant, elle regarde droit devant elle et attend la suite. Elle n'est pas déçue !

« A votre avis ? Vous estimez qu'elle est proche de vous et susceptible de vous tomber dessus à tout moment, ou que vous maniez suffisamment bien les mots pour qu'elle s'éloigne ? » Sans doute la plus longue tirade qu'elle ait faite depuis tout à l'heure. Signe évident - même s'il ne le saura peut-être pas, ne la connaissant pas - qu'elle s'est détendue. Un peu ... Voire même beaucoup. Faut dire que, pour le coup, il est doué pour choisir ses mots et réussit à la décoincer. Elle doit se retenir de sourire, sans quoi il croirait déjà que c'est gagné. Mais gagné quoi, au juste ? Aucune importance, ce n'est pas le moment de penser à ça, d'analyser ses réactions et celles de Cameron. « J'écris un peu sur tout en fait, la vie à Greeneville, l'écologie, tout ça ... » Elle n'a pas de sujet de prédilection, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas assez de boulot. Si elle se limitait trop, elle serait sur la paille. Quoi que son mari gagne bien sa vie, lui. « C'est que vous êtes très curieux par-dessus le marché ... » Un petit sourire en coin étire ses lèvres - loin d'elle l'envie de lui donner l'impression qu'elle se moque vraiment de lui -. Mais elle le pense : il est curieux. Très. Trop peut-être. Pourtant, il n'en devient pas intrusif, ce qui fait qu'elle n'a aucune hésitation avant de lui répondre. « Je suis allée à Jacksonville ... Rien de très exotique. » Pour le reste, elle n'a guère envie d'entrer dans le détail. Pour ça, elle aurait à parler de tout ce qui la retient ici, et elle préfère l'éviter tant que c'est possible. « Un jour, peut-être, j'irais découvrir autre chose. » Mais dans un futur proche, cela semble fortement compromis.

La discussion dévie ensuite sur un sujet qui intrigue beaucoup Robyn : vient-il d'ici ? Ou découvre-t-il juste Greeneville ? La réponse la surprend plus qu'elle ne le montre. Comment est-il possible qu'elle ne l'ait jamais vu ? Elle ne peut pas connaître tout le monde, bien sûr. Mais ils doivent bien avoir des connaissances en commun, non ? Ça semble complètement dingue. « Oh, je ne pensais pas ... » Il est parti huit ans, et il redécouvre maintenant. Cela pourrait être un début d'explication au fait qu'ils ne se connaissent pas, mais elle n'y croit pas trop. Elle tourne la tête pour le regarder de nouveau, l'air concentré. Mais non, il n'y a rien à faire, il ne lui dit toujours rien. Son visage lui est complètement étranger. Quand il est parti, elle avait dix-sept ans ... Hors, il n'y a qu'une école à Greeneville, qu'un lycée aussi. Elle ne s'offusque pas de l'entendre lui demander son âge - d'autant qu'il y met les formes -, consciente que cela n'a qu'un but : comprendre. « J'ai vingt-cinq ans. Vous ? » Impossible qu'il ait le même âge qu'elle. S'il a un ou deux ans de plus, ou de moins, alors elle pourra peut-être se faire à l'idée. Mais sinon, ce serait un véritable coup du destin qu'ils ne se soient absolument jamais rencontrés. « Ce serait complètement dingue qu'on ne se soit juste jamais croisés alors qu'on a vécu toute notre vie - ou presque - dans la même ville. » Non, elle n'en démordra pas. Mais bon, si ça se trouve, il n'a pas du tout le même âge qu'elle. Elle a beau l'observer, elle n'arrive pas à déterminer le nombre d'années qui les sépare - ou pas -. Elle a toujours été terriblement mauvaise pour deviner l'âge des gens, ce n'est pas différent aujourd'hui. Il a la vingtaine, c'est tout ce qu'elle sait.
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Ven 5 Mai - 22:03

Lorsque Robyn me rétorque que passer du temps ensemble pour se connaître est déjà ce que l'on fait, je me sens un peu con. Non en fait complètement con. Parce que oui, c'est le cas. On discute, on apprend à se connaître. Mais je suis sensible comme garçon, parfois. Et j'ai un peu d'égo aussi. Alors forcement... " Vous moquez pas trop, je pourrais me venger mademoiselle... " j'énonce dans un sourire qui se veut être une belle mise en garde, haussant un sourcil des plus mystérieux. Néanmoins, je me rends compte que je ne connais pas son nom de famille. " Mademoiselle comment d'ailleurs? " je la questionne alors, intéressé et profondément souriant, comme d'habitude. En attendant qu'elle me réponde je me dis que c'était étrange de se vouvoyer encore. Enfin je ne sais pas. Elle ne semble pas encore totalement à disposer à m'apprécier pour le moment de toutes façons. Alors que moi, je l'aime déjà bien. Elle est froide et distante, mais je sens qu'il y a quelque chose là-dessous. Une toute autre personnalité qui ne demande qu'à s'exprimer. Et cela me donne envie d'en apprendre davantage. Et puis c'est étrange mais je me sens bien là, assis sur cette balancelle, à bavarder tranquillement avec elle. Bon, ça fait un peu niais dit comme cela, mais je n'ai pas souvent les mots pour exprimer ce que je ressens. Et puis de toutes façons on a poursuivit la conversation, m'arrêtant là dans ces pensées.

Ses mots sur le fait qu'elle attend toujours de voir me font sourire. J'ignore bien si elle plaisante, mais dans le fond je crois bien que si, en tous cas moi cela m'amuse. " Rha, j'ai jamais été très bon à l'école, aucune chance que je réussisse l'examen. " je déclare dans un léger sourire, en plissant le nez en grimaçant  pour en rajouter. Il faut toujours en rajouter des couches et des couches, c'est essentiel. Parole d'un mec qui n'a jamais réussi à garder une copine plus de trois mois. Puis un petit rire m'échappe, montrant bien que je ne prends rien au sérieux. Alors qu'il me semble l'avoir bien percée à jour, elle semble vouloir écarter le sujet des convenances de notre discussion. Je ne veux pas l'embêter plus que je ne le fais déjà alors je la laisse tranquille avec cela. En tous cas pour le moment. " Ok. " je rétorque simplement, haussant les épaules, en la regardant toujours avec attention. Elle regarde droit devant elle. Et évidemment, à ce moment-ci j'étudie la ligne de son profil. Je ne peux pas m'en empêcher. Elle a des traits durs et pourtant le tout rend un visage parfaitement doux, délicat et harmonieux. En vérité, c'est un véritable paradoxe. Mais je dois me rappeler que Robyn n'est pas un objet d'étude et que l'on discute alors je me reprends.

A un moment on en est venus à reparler de cette fameuse épée de Damoclès. Sa phrase m'a fait sourire, elle s'était considérablement adoucie par rapport à tout à l'heure. C'était visible et perceptible. Je fis mine de réfléchir. " Je pense que j'ai toutes mes chances pour qu'elle devienne carrément invisible d'ici les prochaines minutes. " énonçais-je en hochant la tête positivement, plutôt engageant quant à mon pronostique ridicule en laissant un léger rire m'échapper. C'était doux, rien de très euphorique. Mais pas désagréable non plus. Robyn m'annonça alors qu'elle écrivait un peu sur tout. " Oh... et vous pourriez écrire sur moi alors? " la questionnais-je par jeu, faussement intéressé par cette demande. Je n'étais pas aussi narcissique. Cependant quelque chose en moi devait admettre que cela me plairait bien de la voir m'interroger pour un article. Cela pourrait être amusant d'avoir son entière attention. Et puis ce ne serait pas désagréable...  un léger sourire m'échappa à cette pensée.

Lorsque je lui posais davantage de questions, elle m'annonça me trouver curieux. Je levais les mains en l'air en signe d'excuse. " Toujours lors du premier rendez-vous. " déclarais-je sur un air charmeur en la regardant avec amusement. Comme si c'était un argument. Et puis je devais admettre que j'étais un peu dans la provocation aussi mais que voulez-vous, je me trouve drôle et j'adore embarrasser les gens. Je sais bien qu'il ne s'agit pas d'un rendez-vous, on vient de se rencontrer. De toutes façons, je me disais qu'il ne se passerait rien. Robyn n'avait pas l'air du genre à se laisser séduire par un gars comme moi. Je n'avais pas de manières, je me comportais comme un garçon des champs et c'était évident qu'elle avait une éducation. Je n'avais pas de thune et vu sa maison, elle avait sûrement un compte en banque bien rempli. Et j'étais sûr que si on continuait à chercher on pourrait trouver tout un tas de choses qui feraient qu'on était pas du même monde. Robyn m'affirma alors qu'elle était allée faire ses études à Jackson Ville. Jackson Ville... " Oh... c'est pas la grande éclate. " énonçais-je maladroitement en me grattant l'arrière de la tête en sachant pas trop quoi dire. C'est vrai que moi cela me faisait pas trop rêvé. J'y avais été souvent pour aller voir ma petite soeur à l'hôpital. Mais bon voilà quoi. " MAIS c'est déjà mieux que Greeneville. " déclarais-je alors, toujours positif et optimiste, un sourire aux lèvres. Je la regardais avec attention lorsqu'elle m'affirma qu'un jour peut-être elle irait voir autre chose. " Et bien... si un jour peut-être... " repris-je ses mots dans un demi-sourire en la regardant dans les yeux " vous passer à New York... je pourrais vous conseiller les meilleures adresses des galeries d'art de la ville. " énonçais-je dans un sourire complet. " Et c'est comme cela avec classe et adresse mesdames et messieurs qu'on donne sa carte de visite! "  déclarais à voix haute, sur le ton de l'humour. Le pire, c'est que je me je trouvais drôle. Je m'approchais pour expliquer un peu la carte. " C'est mon ancienne adresse, mais le numéro de portable est toujours d'actualité. " murmurais-je alors sur le ton de la confidence. C'est vrai que tout de suite c'était moins glorieux de dire que la carte n'était pas à jour. 

Puis nous parlâmes alors de Greeneville, elle sembla étonné que je sois d'ici. " Pourquoi? J'ai pas l'air assez conservateur? " la questionnais-je sur le ton de l'humour. Robyn se mis à me regarder d'une certaine manière, j'avais presque la sensation de passer au rayon x. Cela en devenait presque gênant, je n'avais pas l'habitude d'être regardé aussi longuement et intensément. D'habitude ce sont les autres qui passent sous mon regard intransigeant. Alors je commençais à me sentir plus très bien et mon regard déviait vers le sol sans forcément que j'y fasse attention. Lorsque Robyn me dit avoir vingt-cinq ans cela me sort complètement de mes pensées. C'était pas possible... J'avais déjà du la voir avant. Au jardin d'enfant, à la cour de récréation, en cours d'histoire... Quelque part. Je ne répondis pas directement à sa question. Mais mon sourire enthousiaste était de retour. " Dites-moi Robyn, vous avez gardé vos anciennes photo de classe? " la questionnais-je sans rien perdre de mon éternel bonne humeur. En 17 ans, il y a bien une fois où l'on a du être dans la même classe. Je me levais, prêt à la suivre. " Je vous promets, je ne compte pas vous agresser, je veux juste voir quelque chose. " déclarais-je sans la quitter des yeux et j'étais sincère. Je jouais les mystérieux, mais elle allait comprendre bien vite que c'était simplement parce que l'on avait le même âge. Je lui tendis la main pour l'aider à se sortir de la balancelle, bien qu'elle n'en ait sûrement pas besoin. Elle n'avait pas le physique à s'enfoncer et se retrouver coincer dans les coussins. Mais j'étais juste gentleman. C'était à cause de toute la jubilation que je ressentais. Robyn me dit alors que ce serait dingue qu'on ne se soit jamais rencontrés et j'étais complètement d'accord. " On va voir si c'est si dingue que cela. " murmurais-je à son encontre, toujours énigmatique et mystérieux, le sourire aux lèvres. Avançant alors vers sa porte d'entrée qui curieusement était ouverte. Enfin elle était dans son jardin tout à l'heure alors ce n'était pas si étonnant. En entrant - parce que oui je suis entré - j'ai senti une odeur à la fois féminine et masculine... Mhh un homme vivait ici ou avait vécu. En regardant le porte-manteau, je pouvais voir qu'il y avait des vêtements masculins. Mais étaient-ils ici depuis longtemps, ou non? J'étais amusé et intrigué à la fois. Robyn cachait peut-être quelqu'un? J'imaginais déjà de grandes aventures avec la CIA tendis que mon regard - émerveillé - parcourait les meubles et les bibelots qui se trouvaient sur les étagères. Néanmoins peut-être que ma théorie du mari mort était véritablement la bonne, alors je retins toutes blagues peu judicieuses.  Je me tournais vers Robyn. " Alors elles sont où ces photos? " la questionnais-je simplement en mettant mes mains dans mes poches. " Je peux aller m'asseoir sur le canapé si vous ne voulez pas vouloir me voir déambuler partout chez-vous. " déclarais-je toujours dans ce sourire amusé. C'est vrai que c'était bien mon genre de faire cela. Mais cela me faisait étrange de me trouver chez-elle, c'était, quelque part, entrer dans son intimité. Mon regard ne déviait pas du sien en attendant qu'elle me réponde. Je me demandais bien ce qu'elle pensait.
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Sam 6 Mai - 22:34

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Cameron & Robyn

Ce sera sans doute plus facile, pour Robyn, de repenser à toute cette discussion un peu plus tard. Quand Cameron ne sera plus là, quand elle se retrouvera de nouveau seule. En tournant et retournant tout ça dans sa tête, elle trouvera peut-être, à chaque parole, des sens cachés. Pour l'instant, elle se contente de ce qui se dit en surface. Elle prend tout avec légèreté, tel que c'est apporté dans leur conversation. Une chose lui saute aux yeux sans qu'elle ait besoin d'y réfléchir des heures durant : il réussit sans trop de mal à la faire sourire et parler. Pourtant, ce début de rencontre n'a absolument rien de conventionnel ce qui est, il faut l'avouer, son dada. Ce n'est pas ainsi qu'elle a été élevée, mais c'est sans grandes difficultés qu'elle évolue là-dedans qu'elle s'efforce de faire avancer une discussion qui aurait pu vite tourner en rond. « Reyes ... Mademoiselle Reyes. » Répond-elle d'une petite voix. Pourquoi ne pas lui dire simplement, Madame Reyes-Calaghan ? Cela éclaircirait toute zone d'ombre immédiatement, et lui permettrait de se sentir plus à l'aise. Quoi que, de ça elle n'en est pas certaine. Bah, pour soulager sa conscience, elle se dit qu'elle le fera plus tard. Bientôt. Pour l'instant, elle profite qu'il ne la connaisse pas. Avec un peu de chance, il ne saura rien des Reyes. Mais elle ne peut pas en être sûre, de ça. Il n'a pas l'air de la juger, en tout cas, ne se fiant qu'à ce qu'elle lui dit et qu'à ce qu'elle accepte de lui montrer. Tant mieux, c'est tout ce qu'elle demande. Aussi, n'ajoute-t-elle rien quand il dit qu'il ne réussira pas l'examen. A quoi bon ? Elle ne va pas prétendre le contraire : il lui faut du temps avant d'accepter complètement quelqu'un dans sa tête et dans sa vie. Avec lui, les choses sont plutôt simples, mais elle ne se fiera pas uniquement à cela. Elle attend d'en voir, et d'en entendre plus. Ce serait mentir que de lui dire, de toute façon, que cette épée de Damoclès - comme il l'appelle - ne rôde d'ores et déjà plus au-dessus de sa tête. Il comprend déjà assez de choses comme ça, alors cela doit en faire partie. D'ailleurs, quand il semble s'approcher d'un des pans de sa vie qu'elle tient à tenir en dehors de cette relation, il abandonne assez vite la partie en constatant qu'elle n'a guère envie d'en parler. Tant mieux, ça l'arrange. Elle ne sait pas ce qu'elle aurait pu trouver à dire là-dessus, de toute façon. A vrai dire, cela fait des mois qu'elle ne sait plus où elle en est, avec tout ça. Avec ces foutues convenances, au milieu desquelles elle a grandit et toujours évolué.

La discussion se poursuit sans qu'aucun obstacle ne vienne se mettre en travers de leur route, et Robyn en profite comme elle le peut. Elle essaye de ne pas se prendre la tête en se posant mille et une questions et pour l'instant, cela fonctionne. Elle ne pourrait pas rêver mieux. « Vous êtes bien confiant, dis donc. » Il n'a pas tort pourtant. Dans le fond, elle le sait. Elle le sait très bien. Il est doué pour manier les mots et baisser les barrières naturelles qu'elle érige entre elle et les autres. Elle ne sait pas bien de quoi cela vient, d'ailleurs. Vaut peut-être mieux qu'elle ne se penche pas trop sur la question. « Et bien comme vous êtes un artiste, je dois avouer que ce ne serait pas inintéressant. Je pourrais soumettre un article au journal de Greeneville, après tout ... Pour parler de vous et de ce que vous faites. » Pour cela, encore faudrait-il qu'elle ne sache plus sur lui et son art, mais elle se doute que cela finira par arriver. Elle devra déjà étudier de plus près le tableau qu'il lui a rapporté. Pour la suite, elle verra. Il faudrait déjà qu'elle voit si l'idée pourrait intéresser le journal de la ville. Mais après tout, pourquoi pas ? C'est aussi dans leur intérêt, de présenter les "commerçants" indépendants du secteur. Le sujet dérive sur sa vie à elle, sur les différents endroits qu'elle a visités. Autant dire qu'elle a vite fait le tour de la question : Greeneville, Jacksonville. C'est tout. Rien d'autre. Si elle n'est pas embarrassée de son aveu -pourquoi le serait-elle ?-, il semble évident qu'il n'en va pas de même pour Cameron. Comme s'il regrettait qu'elle n'ait pas vu plus. Elle se dit qu'elle a le temps ... Mais dans le fond, elle sait qu'elle ne quittera jamais vraiment Greenville. C'est sa ville, elle ne connaît rien d'autre. Et toutes ses connaissances - ou presque - sont ici. Nul part ailleurs, ici. Elle relève la tête, attendant qu'il poursuive sur sa lancée, curieuse de ce qu'il pourrait dire. Parce qu'elle le devine, il ne va pas s'arrêter là. Et en effet, il parle de New-York. De galeries d'art ... Puis de sa carte de visite, qu'il lui tend. Avec un léger sourire, elle l'attrape. Pas vraiment d'hésitation là-dessus. C'est professionnel, alors ça lui va bien. « J'y penserai ... Merci. Mais vous n'avez pas l'intention de rester ici ? » Elle ne sait pas pourquoi il est là, après tout. Même si elle apprend assez rapidement qu'il vient d'ici. C'est sa ville natale, quand bien même il n'a pas l'air très emballé à cette idée. Bien évidemment, ça l'intrigue, Robyn, mais elle n'ose pas vraiment poser plus de questions. Il n'a peut-être pas envie d'en parler ... Et il en a tout à fait le droit.

C'est son choix, elle le respecte. « Loin de moi l'idée de vous juger sur ce dont vous avez l'air. Je suis juste très étonnée de ne vous avoir jamais vu. » Mais ça, il doit l'avoir compris ... Depuis le temps qu'elle le répète. A croire que ce n'est pas assez évident comme ça. Pourtant, ça l'est : ils en sont tous les deux la preuve vivante. Et quand il lui demande son âge, elle comprend où il veut en venir. Et elle attend sa réponse, après qu'elle lui ait retourné son interrogation. Mais ça ne vient jamais. Il parle de photos de classe, ce qui la fait froncer les sourcils. Qu'est-ce qu'il raconte ? L'explication finit par arriver. Enfin, plus ou moins. Elle a un brin d'hésitation, Robyn. Mais quand il se lève, avant de lui tendre la main, ses doutes s'évaporent. S'il avait voulu l'agresser ou un truc du genre - merci Papa, pour tous ces soupçons parfois ridicules qu'elle porte sur tous -, il l'aurait déjà fait. « Très bien, allons voir ça. » Si Robyn n'a pas de problème concret avec les contacts physiques, elle n'est pas très tactile. Et encore moins avec ceux qu'elle ne connaît pas réellement. Alors elle attrape sa main, utilisant son aide pour se relever de la balancelle, mais la lâche sitôt qu'elle est debout. Elle prend les devants, afin de le guider jusqu'à l'intérieur de sa maison. Ses foulées sont assez courtes, mais rapides, leur permettant d'arriver assez vite sur la portée d'entrée arrière de la maison. Elle ouvre celle-ci, la laissant ouvert pour permettre à Cameron de passer à sa suite. Quand elle se tourne vers lui, se tenant à distance respectable de l'endroit où lui se trouve, elle le voit regarder avec curiosité autour d'eux. Si elle n'était pas Robyn Reyes, grande habituée des apparences et de l'indifférence même, elle aurait sans doute rougit. Nul doute, à présent, qu'il devinera la présence masculine. Mais comme elle est Robyn Reyes, elle ne bronche pas. Et hoche la tête, quand il lui propose de rester là en attendant qu'elle aille chercher les photos. Elle ne sait pas, dans le fond, si elle peut vraiment lui faire confiance. Mais elle veut y croire, tant pis pour le risques évidents qu'elle prend. « Je reviens tout de suite. » D'un geste fluide, rapide et efficace, elle disparaît dans le couloir voisin. S'aventure dans son bureau, tout au fond de celui-ci. Elle doit fouiller dans deux tiroirs avant de trouver la bonne pochette - étant du genre à garder beaucoup trop de choses, notamment des photos -. Une fois cela fait, elle retourne dans la pièce principale, où elle retrouve Cameron. « Là, toutes mes photos de classe. Ne vous moquez pas trop de mes diverses coiffures, hum. Et vous pensez que vous serez dessus alors ? Ce qui signifie que vous avez vingt-cinq ans aussi ? » Elle n'explique pas autrement sa réaction, et soudaine envie de voir ses photos de classe. C'est dingue toute cette histoire, quand même. Si on lui avait dit, quelques heures plus tôt, qu'elle se retrouverait dans pareille situation un peu plus tard, elle n'y aurait pas cru. Mais bon, il ne faut pas toujours se fier à ce que l'on s'imagine. « Et du coup, on pourrait peut-être se tutoyer. Si on a le même âge, c'est vraiment ridicule de continuer à se vouvoyer. » Difficile de croire que c'est réellement elle qui vient de faire cette proposition. Et pourtant ...
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Sam 13 Mai - 1:40

Robyn m'apprend alors son nom de famille. " Alors enchanté mademoiselle Reyes. " repris-je simplement dans un sourire jovial, comme à mon habitude. Je n'ajoute rien parce qu'il y a rien à ajouter. C'était une simple remarque qu'il me plaisait de lui dire, sur le ton de la conversation. Là dans un film on aurait coupé sur cette réplique et un générique de fin aurait commencé, en terminant sur ce cliffhanger. Aux futurs spectateurs de s'imaginer la suite dans le prochain film. Enfin fallait que j'arrête de me perdre dans mon imagination beaucoup trop débordante. Par la suite, mademoiselle Reyes me dit me trouver confiant et cela me fit sourire. " Toujours, je sens ces choses-là, j'ai un don. " affirmais-je sur un ton conspirateur poussé par une touche de plaisanterie. Puis lorsqu'on parla de son travail et d'un potentiel article à mon égard le rouge à commencé à me monter aux joues, sans que je ne le contrôle. Ouais, c'est ma sensibilité pourrie qui ressort. " Mmh... je disais cela pour rire... j'aime pas trop être sous le feu des projecteurs. Alors si l'article est lue ... par beaucoup de monde je veux dire... " bafouillais-je en la regardant dans les yeux, le sourire un peu plus crispé. Elle devait me prendre pour un débile parce que l'article serait forcément lu... Mais voilà, s'il a du succès, je vais pas me sentir très bien. Parce que oui j'ai confiance en moi, je suis nature comme on dit. Mais dans les réceptions qu'Alice organisait, si je restais jamais trop longtemps ce n'était pas pour rien. Tout comme le fait que je n'ai jamais eu beaucoup d'amis. J'ai toujours été en décalage avec mes semblables, jamais vraiment intégré, jamais vraiment comme eux. Alors faire cet article serait enrichissant et peut-être amusant, mais tous les regards de ceux qui le liront une fois qu'ils me verront dans la rue, le seraient sûrement moins. Parfois, j'avais vraiment le sentiment d'avoir gardé mes peurs de petit garçon. 

Puis ma carte de visite arriva dans la discussion et Robyn me demanda si je comptais partir de Greeneville. Je grattais l'arrière de ma tête, j'avais des envies certes pour l'avenir, mais ne le planifiant jamais à l'avance je ne pouvais rien affirmer. Mais il était clair que lorsque ma petite soeur succomberait à sa maladie, je ne ferais pas de vieux os ici. " Je pense rester un an...tout au plus. " entamais-je avec précaution, en me disant que le secret de famille m'empêchait de lui révéler une partie de l'histoire. " Mais ouais, je pense partir pour l'Europe un jour. J'ai envie de voyager, d'apprendre, de visiter. J'ai encore rêvé du Louvres la nuit dernière! " énonçais-je avec un sourire rayonnant et cela s'était la vérité. Il y avait tant de choses à voir et à découvrir. Rester à Greeneville n'était clairement pas mon plan de vie. Au vu de ce qu'elle m'avait répondu précédemment sur le fait qu'elle n'avait jamais quitté Greeneville et le terrain glissant que cela semblait être je retenais de lui renvoyer la question. Comme quoi, j'avais un filtre quand je le voulais. Elle me répète alors qu'elle ne veut pas me juger sur mon apparence mais qu'elle juste étonnée, j'hausse les épaules dans un sourire. " Oh vous pourriez, moi je vous juge, là, tout de suite, depuis tout à l'heure... " déclarais-je en la regardant droit dans les yeux, avant de me mettre à rire. C'était pas du tout mon genre. Contrairement aux gens de cette ville, je préférais me faire mon avis par moi-même. C'est pour ça que je n'écoutais pas les médisants qui bavaient sur le dos de ma meilleure amie. Ils ne la connaissaient pas comme je la connaissais. 

Comprenant que nous avons le même âge, je lui demande si je peux voir ses photos de classe. Pour l'instant cela semble un peu étrange, mais tout s'éclaircira bien vite. Une fois chez-elle, ma curiosité s'active, mais je me tempère. Je lui demande si elle veut que je m'asseye quelque part. Elle me dit revenir bien vite, alors je vais poser mes fesses sur son canapé dans son salon. C'était très froid comme ambiance, je ressens de très mauvaises vibrations sans trop savoir pourquoi. Sur le buffet je vois une photo de mariage alors je me lève pour aller regarder. Elle semble assez récente. D'ailleurs, d'après la date, elle a été prise il y a seulement quelques mois. Alors j'ignore toujours s'il est mort ou toujours bien en vie son époux. Enfin, non pas que cela me regarde. Mais je dois bien l'avouer, la question m'intrigue et me rend curieux. L'entendant arriver, je cours dans le canapé - faisant reculer le sofas de quelques centimètres- et prends une pause l'air de rien. 

Elle me tend alors une pochette remplie de photo en me demandant de ne pas me moquer ce qui me fit rire. " je ne promets jamais rien Robyn. " énonçais-je en la regardant avec amusement tout en attrapant les photos. Je lui lance un simple regard malicieux quant à sa deuxième question. Puis je commence à regarder les photos en commençant par les plus anciennes. Je reconnais Sarah sur plusieurs d'entre-elles. Et un sourire s'immisce sur mes lèvres. Mon amie d'enfance. Cela faisait des années que je ne l'avais pas vue... " Vous connaissez Sarah? " la questionnais-je en voyant une photo où elles sont côte à côte. Elles doivent avoir six ans, à peine plus. " C'est bien vous la rouquine aux cheveux bouclés hein? " demandais-je pour vérification dans un sourire. Ses coupes étaient toutes plus vieille école les unes que les autres. Mais elle avait vraiment une bonne bouille ce qui allégeait la catastrophe. On passa alors aux collèges, la cinquième... " Bingo. " énonçais-je simplement en lui tendant la photo. "Bon vous voyez la bande de mecs qui s'éclatent et tout et bah moi je suis pas là. " déclarais-je en riant malgré moi. Qu'est-ce que je pouvais être con. Je montrais le gamin assis sur une chaise, plutôt devant, qui regardait au loin, sa cravate de travers. " Là, c'est moi. " déclarais-je simplement. Au collège, j'avais juste trois amies: Sarah, Alice et Caroline. Je ne connaissais personne d'autres, pas même le nom de mes camarades. Cependant à l'époque, déjà, cela ne me dérangeait pas. J'étais complètement dans la lune pendant cette période. " Mais attendez, on va peut-être avoir d'autres surprises. " déclarais-je en reprenant mes recherches. Au lycée, cela devint plus intéressant. " Non la cinquième, je peux comprendre... mais la seconde on aurait pu se remarquer quand même. " énonçais-je alors, surpris, en trouvant vraiment cela inimaginable qu'on ait jamais fait attention l'un à l'autre. Enfin pas tant que cela vu ma personnalité. Et puis au lycée je passais mon temps à sécher les cours donc bon. Je croisais son regard. " Et ouais, ça fait près de douze ans que l'on se connait sans le savoir, je pense qu'effectivement on peut se tutoyer. " déclarais-je dans un sourire en trouvant cela amusant pour d'obscures raisons. C'était quand même énorme comme coïncidence. 
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Sam 13 Mai - 19:39

enchanted to meet you

Cameron & Robyn

Il l'a appelé Mademoiselle Reyes. Et pas une seule seconde, elle n'a cherché à le contredire, à lui avouer qu'elle s'appelle désormais, en réalité, Madame Reyes-Callaghan. Bah, ce n'est pas très grave de toute façon. Elle met ça dans un coin de sa tête, et elle décide ne plus y penser du tout. Ce sera plus simple comme ça. La discussion, de toute façon, dévie déjà complètement. Elle, elle le pense vraiment quand elle dit qu'elle pourrait écrire un article sur lui. Après tout, pourquoi pas ? Elle ne sait pas si ses articles sont beaucoup lus mais tout de même, ça pourrait lui faire un peu de pub. Des artistes à Greeneville, il n'y en a pas tant que ça. Elle doit avouer trouver très amusant de le voir si gêné tout à coup. Pas dans le sens méchant et mesquin du terme, mais parce qu'elle n'était pas habituée à ça. Ils ne se connaissent pas depuis longtemps, certes, mais depuis le début de cette discussion, c'est plutôt lui qui dirige et domine un peu tout ça. Là, il est intimidé et cela se sent. « Bah, ça vous ferait de la pub. On en reparlera d'accord ? » Son instinct de journaliste a un peu repris le pas sur le reste là, c'est vrai. Elle dit ça, mais si ça se trouve il n'a vraiment aucune envie de voir son nom dans un article. C'est possible, elle peut le comprendre et l'accepter. Mais c'est son boulot d'insister, et puis ça part d'une bonne intention. Maintenant, elle ne sait pas pour combien de temps il est ici, à Greeneville. Il est nouveau - même si, visiblement, il a déjà vécu ici -, peut-être a-t-il l'intention de repartir de là où il vient ? De New-York, si elle en croit l'adresse inscrite sur la carte de visite qu'elle vient de glisser dans sa poche. Un an. Un article ne lui servirait peut-être à rien du tout, du coup. « Et bien j'espère que vous pourrez réussir à réaliser ce rêve et aller visiter le Louvre. » Elle connaît de nom, bien sûr, et elle sait aussi ce qu'ils y font. Mais elle ne connaît pas les détails, faut dire que ce n'est pas sa préoccupation première dans la vie.

Elle a des intérêts tout à fait différents de ceux de Cameron. Quoi qu'il en soit, il a l'air d'avoir fait une découverte en entendant son âge, elle accepte donc de le guider jusque dans sa maison afin de lui montrer ses photos de classe. Elle croit deviner pourquoi et ne rechigne donc pas à la tâche. En grande fanatique de ménage et d'organisation qu'elle est, elle ne met pas longtemps avant de poser la main sur la pochette qui abrite ces souvenirs. Elle retourne donc auprès de Cameron, et lui tend ça. Il ne répond pas à sa seconde question, mais sans doute pour mieux se plonger dans ses recherches. L'une des toutes premières la montre aux côtés de Sarah, qu'il connaît visiblement. « Oui, je la connais, en effet. Et c'est bien moi : la rouquine aux cheveux bouclés. » Elle doit avouer que c'est plutôt bien résumé. Elle ne sait pas si c'est un compliment ou pas, mais elle décide de le prendre de manière tout à fait neutre. C'est plus simple ainsi. De toute façon, elle s'en fiche pas mal. Curieuse et intriguée, elle fronce les sourcils en l'entendant crier bingo dans ses oreilles. Sa voix n'est pas stridente, heureusement. Comme elle s'est installée à ses côtés, elle n'a qu'à pencher un peu la tête pour voir ce dont il lui parle. Elle n'est pas longue avant de repérer le groupe de mecs qu'il désigne. Et elle finit par remarquer sa tête, bien différente de celle qu'il a aujourd'hui. Mais avec, déjà, ce petit air espiègle qui semble le suivre depuis des années. Elle se retient juste à temps de dire encore une fois à quel point c'est dingue, qu'ils ne se soient jamais rencontrés. Il regarde les suivantes alors elle va attendre un peu avant de parler de sa surprise. Ils ont donc été dans la même classe deux fois au moins, et ne se sont jamais parlés. Faut dire que Robyn a toujours été du genre à laisser les gens venir vers elle plus qu'autre chose. Et elle avait son cercle d'amis qui lui allait bien, à l'époque. Elle traînait beaucoup avec sa sœur aînée, par-dessus le marché. Il existe bien des raisons, donc, pour éclaircir ce mystère.

Elle ne va pas dire tout ça à voix haute, elle passerait sans doute pour une folle. Elle laisse Cameron se faire sa propre idée sur la question, cela vaut mieux. Un coup d'oeil à la photo qu'il lui montre lui apprend qu'ils étaient dans la même classe en seconde également. Et ben dis donc. Elle lui sourit également, quand il lui dit qu'ils peuvent effectivement se tutoyer, puisqu'ils se connaissent depuis si longtemps. « Faut croire qu'on n'était pas fait pour se rencontrer avant aujourd'hui. » Elle ne croit pas à toutes ces conneries de destin, de karma, ou de que sais-je encore. Mais là, pour le coup, y a de quoi être étonné quand même. Quoi que s'ils se sont parlés aujourd'hui, c'est parce que son voisin est un peu fou. Mais pas dans le sens méchant du terme, évidemment. Il est ... loufoque et extraverti, voilà. Peut-être qu'il ne l'était tout simplement pas à l'époque. Et que les choses n'auraient donc pas pu se passer différemment. « Nous avons donc, selon toute vraisemblance, beaucoup de connaissances en commun. Peut-être même des amis en commun. Fallait bien qu'un jour, on se rencontre d'une façon ou d'une autre. » Elle n'aurait jamais pu imaginer que cela pourrait se passer de cette façon, cela dit. Dans son jardin, dans sa salopette hideuse et à coup de pinceaux. « C'est une histoire que je raconterai à mes enfants et mes petits-enfants, sois-en sûr. » Ouais, elle espère encore. Mais elle dit ça sans réelle idée derrière la tête, surtout dans l'optique de souligner, une fois de plus, à quel point tout ça est dingue. Surréaliste.
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Dim 14 Mai - 17:52

C'est vrai que je m'attendais pas à une proposition sérieuse de Robyn, du coup je me suis mis à rougir et à être très mal à l'aise. Cela n'échappa pas à son oeil de lynx. Cependant, bien qu'elle semble amusée de la situation elle n'en profita pas pour se moquer de moi. Ce qui était agréable, la situation était assez gênante ainsi. Cependant, je m'attendais pas à voir une douceur presque maternelle dans son regard, je vous jure, j'avais l'impression de retrouver le regard de ma mère dans le sien. Si gentil, si bienveillant... C'était déstabilisant. Surtout quand elle me demanda si on pourrait en reparler. Peut-être que je me faisais des films, mais je sentais de la douceur dans sa voix. Doucement, j'hochais positivement la tête. " D'accord... " murmurais-je en la regardant droit dans les yeux, toujours comme un petit garçon vulnérable. Heureusement, la conversation changea de ton. Et bien vite, je récupérai mon assurance et mon sourire. Robyn me souhaita alors de pouvoir réaliser mes rêves, c'était gentil de sa part. " Oh je les réaliserai, quand j'ai une idée dans la tête, j'arrive toujours à mon objectif... " énonçais-je non sans charme. C'était pas pour me la péter ou quoi, c'était la pure vérité... Ou alors faudrait que je fréquente un peu moins Alice, peut-être que son arrogance commençait à se dépeindre sur moi au fil des années... Enfin bref, du coup, je me demandais... " Et vous ...? Quels sont vos rêves mademoiselle Reyes...? " l'interrogeais-je dans un sourire, avec curiosité, sans trop savoir si c'était trop intrusif comme question ou si elle accepterait tout simplement de me répondre. Mon regard ne quittait pas ses beaux yeux noisettes. Il y avait cette lumière qui se reflétait dans son regard, grâce au soleil, c'était si... artistique... un sourire souleva la commissure de mes lèvres, imperceptiblement, tendis que mon regard se releva doucement dans le sien, attendant sa réponse. 


Nous finîmes par entrer dans sa vaste demeure. Observant ses photos, elle m'apprit connaître Sarah, mon unique amie d'enfance. J'étais pris d'un coup de nostalgie... Mes mains serrèrent la photo un peu plus fort... " Et vous lui parlez toujours? Elle va bien? " la questionnais-je de ma belle voix grave sans pouvoir m'en empêcher en la regardant. En partant j'avais vraiment quitté des gens que j'aimais profondément. A ce moment, intérieurement, je me disais que je reverrais Sarah. Robyn s'était installée à côté de moi, elle était si proche que je pouvais sentir son souffle pendant qu'elle regardait les photos avec moi. Amusé, je me tournai vers elle, un sourire aux lèvres. " Vous n'êtes pas un peu trop proche, là? " l'interrogeais-je sur le ton de l'humour. Sans rire, nous étions à trois centimètres. J'aimais pouvoir respirer... Mais je reconnais que c'était surtout pour la taquiner. Nous reprîmes nos observations et nous trouvâmes bien vite les classes où l'on s'était retrouvés ensemble. C'était tellement dingue comme histoire. Alors j'ai beau l'avoir observé des jours entiers, je me suis mis à la regarder avec beaucoup d'attention, avec un oeil neuf, en faisant des aller-retours entre la fillette sur les photos et sa personne actuelle. Mais vraiment rien... elle me disait rien... C'était ... décevant. Je me posais des questions. Je voulais trouver une logique. Peut-être qu'il n'y avait pas? Mais je trouvais cela douteux... Je posai ses photos sur la table basse. Robyn m'affirma alors qu'on était destinés à ne pas se rencontrer avant aujourd'hui... " Apparemment. " rétorquais-je simplement, après un silence, un peu ailleurs, toujours très pris mentalement par cette affaire, la regardant toujours en cherchant à comprendre. C'était curieux mais il y avait quelque chose en moi qui se manifestait. Il y avait comme une voix qui me poussait à aller plus loin dans mes réflexions... Lorsque Robyn me dit que nous devions avoir des connaissances et des amis en communs et qu'ainsi nous étions destinés à nous rencontrer, je ne pouvais qu'approuver. La vie vous fait parfois de drôles de tours. Elle vous fait passer par des détours pour mieux vous faire arriver à destination. Je croyais profondément au destin, au karma aussi, pour moi rien arrivait par hasard. " On pari combien, vous connaissez Alice Dalgaard..." énonçais-je sûr de moi, un sourire dans la voix. Ma meilleure amie a toujours été une reine des abeilles. Elle attirait le regard partout où elle passait. A l'époque du lycée elle était amie avec tout le monde. Elle était ultra populaire. " Attendez... avant de répondre... " repris-je en levant légèrement la main, en la regardant avec un air joueur. Prenant le temps de la regarder droit dans les yeux. Elle allait me foutre un vent... mais tant pis... je voulais vraiment tenter ma chance. " Si j'ai raison et que vous la connaissez, vous voudrez bien venir dîner avec moi un soir...? " la questionnais-je alors enfin sans cesser de sourire, le regard pétillant dans le sien. Avec une touche d'espoir bien sûr. J'étais sûr de gagner, c'était de la triche. Mais c'était pas dit qu'elle accepterait pour autant. Je trouvais tellement cette histoire hors du commun que je voulais vraiment revoir Robyn pour qu'on apprenne à se connaître mieux une fois qu'on se serait remis de cette surprise. 

Par la suite elle m'énonça alors qu'elle raconterait cette histoire à ses descendants, cela me fit rire. " Vous voulez des enfants? " la questionnais-je avec un sourire, un peu attendri. Qu'est-ce que je pouvais être mielleux comme garçon parfois. Mais bon, j'adorais les enfants. Peut-être parce que moi aussi j'en étais un. " Moi aussi, je pense que je leur dirai. " avouais-je alors en passant une main dans mes cheveux bruns pour les mettre en arrière bien qu'ils tombaient alors plus sur le côté qu'autre chose. Je repensais encore à toute cette folie...

 Vous permettez que je m'en aille? " la questionnais-je alors soudainement en la regardant droit dans les yeux. " Je reviens dans cinq minutes, j'ai encore envie de vérifier quelque chose... " énonçais-je toujours avec ce petit sourire mystérieux et cet air rieur dans les yeux. 

Quand j'étais petit, j'avais déjà ce goût pour l'art, au collège je dessinais tout le temps... et cela rendait fou mes parents parce que du coup j'écoutais rien en classe. Alors, je suis allé chez-moi, il y avait encore des cartons partout, mais je mis peu de temps à trouver le bon, il y était inscrit: " FRAGILE, NE PAS BOUSCULER. " pour retrouver mes "oeuvres d'art" d'antan. Il y avait des tas de dessins, c'était un véritable bordel. Je passais une main sur mon front, et heureusement pour moi je mettais les dates sur mes dessins. Enfin j'ai retrouvé une belle pochette... tout au fond, sur laquelle était écrit " Cinquième. " c'était forcément dedans... Alors, je l'ai ouverte... et j'ai regardé ce qui pouvait bien m'inspirer quand j'avais douze ans... et là tout s'est expliqué dans mon esprit. Elle allait me prendre pour un dingue si je lui montrais cela. Mais en même temps cela justifiait pourquoi elle m'avait inspiré à la seconde où je l'avais vue... Hésitant... devais-je garder ce secret pour moi? Au pire, tant pis, assumons...


Finalement, j'avais mis plutôt quinze minutes que cinq, j'espérais qu'elle ne m'en voudrait pas trop. Une fois de retour dans le salon, je m'arrêtais un instant pour la regarder... et j'avais comme des souvenirs, des sensations perdus qui tentaient de revenir à ma mémoire... Mais ils étaient sûrement bloqués à jamais dans mon inconscient... Avançant, je m'installai de nouveau dans le canapé, à côté d'elle. Etalant alors ma pochette en l'ouvrant sur la table basse... " Bon... ne panique pas, mais je crois savoir pourquoi tu m'as inspiré d'un coup quand je t'ai vue... " énonçais-je sans trop oser la regarder dans les yeux... Clairement, d'après les photos de classe une rousse aux cheveux bouclés il y en avait qu'une de notre âge à Greeneville ...c'était forcément elle... " Je crois que mon cerveau s'est rappelé de choses que j'avais complètement oublié... parce que si j'en crois ces dessins qui datent de la cinquième... j'avais un sacré faible pour toi... " énonçais-je alors, cessant de tourner autour du pot pour aller droit au but, un peu embarrassé d'avouer une chose dont je me souvenais même plus. Il y avait des tas de dessins d'une fillette qui lui ressemblait beaucoup... et si j'en crois le crayon orange, cela ne pouvait être qu'elle à l'âge de 12 ans... Je lui jetais alors un regard un peu troublé, elle allait me demander de partir de chez-elle et me prendre pour un psychopathe. " Si cela peut te rassurer, même moi je ne m'en souviens plus... " énonçais-je dans un sourire, ne sachant pas trop comment prendre la tournure de cette discussion. Je cherchais son regard pour essayer de savoir ce qu'elle pouvait bien penser de tout cela.
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Lun 15 Mai - 18:56

enchanted to meet you

Cameron & Robyn

Un sourire poli et Robyn cède : ils peuvent discuter d'autre chose. Elle n'aime pas embarrasser les gens et c'est évident que c'est exactement ce qui vient d'arriver. Il plaisantait, en parlant d'un article, et elle n'a rien remarqué. M'enfin, l'idée ne lui semble pas bête du tout. Elle lui en reparlera peut-être ... Une autre fois. Pour l'instant, ils parlent des rêves de Cameron - qu'il réalisera visiblement coûte que coûte -, puis des siens. Elle hausse les épaules, à sa question. Que répondre à cela ? Elle n'en sait rien. Elle aimerait voyager, c'est certain. Mais de là à ce que ce soit un rêve ? Pas sûr. « Voyager est dans mes projets, j'imagine que l'on peut considérer cela comme un rêve. » Elle aimerait beaucoup publier un livre aussi. Mais ça, peu de personnes sont au courant et elle tient à ce qu'il en reste ainsi. Elle est trop pudique pour laisser qui que ce soit se pencher sur ses écrits, même quelqu'un qui s'est carrément dévoilé en allant faire une peinture d'elle avant de la lui donner. Quelqu'un qu'elle ne pensait pas connaître mais qui, visiblement, fait partie de sa vie depuis plus longtemps qu'elle ne l'imaginait. Assis côte à côte sur le canapé de son salon, ils sont tous les deux penchés sur ses photos de classe et ils viennent de s'en découvrir deux en commun : une au collège, et l'autre au lycée. Des personnes sont dans sa vie autant que dans la sienne, d'ailleurs. A commencer par Sarah, que Robyn connaît effectivement. « On s'est un peu perdues de vue, je dois avouer. Mais aux dernières nouvelles, elle allait bien. » Et même très bien, puisqu'elle est en couple avec Tyler, l'ex d'Alice. Rah, que c'est compliqué ! Cette ville est vraiment trop petite. Parfois, Robyn a l'impression d'étouffer au milieu de tous ces gens qu'elle a connus toute sa vie. Même son nouveau voisin, qu'elle pensait voir débarquer à Greeneville, elle est supposée le connaître. Supposée, parce qu'elle ne garde pas de souvenir notable de lui. peut-être qu'ils n'ont absolument jamais eu l'occasion de se parler. C'est dingue, mais pas impensable. Alors qu'elle est toujours penchée non loin de lui afin de mieux voir les photos, il dit une phrase qui la déstabilise. Rien qu'un peu, et pas bien longtemps. Elle n'est pas du genre à perdre facilement de sa superbe. « Il le faut bien, si je veux voir quelque chose. » Ton neutre, rien de trop mordant, mais rien non plus de très agréable. Par mesure de précaution, elle se redresse quand même un peu pour mettre quelques centimètres de plus de distance entre eux. Il n'a pas tort, ils étaient vraiment très - voire trop - proches. Mais dans l'euphorie du moment et de ces folles découvertes, elle n'a plus fait attention à ça.

Elle devrait ... Parce qu'elle est mariée. Et qu'elle est une fille Reyes supposée, donc, se comporter convenablement et dignement en toute situation. Ce n'est pas le moment de se laisser distraire par quelques surprises. De grosses surprises, certes, mais rien que des surprises. Pas de quoi mettre de côté toutes ses plus belles résolutions muettes. Le prénom et le nom d'Alice la tire de ses pensées pour de bon. Ben tiens, il la connaît ... Ce n'est pas étonnant, mais un peu quand même. Comment ont-ils pu se louper à ce point pendant de temps ? Fallait-il vraiment que la vie ait décidé de leur jouer un sale tour. Elle ouvre la bouche pour répondre positivement à sa question, mais la referme aussitôt, puisqu'il l'a interrompu. Avec une idée derrière la tête. Cette fois, c'est sûr, elle est déstabilisée. Elle ne s'attendait pas à ça. Et elle ne sait pas bien comment le prendre. Elle qui est habituellement si forte pour détecter les intentions des personnes qui lui font face se retrouve bien en peine face à Cameron. Pourquoi veut-il ce repas ? Qu'a-t-il derrière la tête ? Non, elle doit arrêter de se poser toutes ces questions sur le champ. Cela ne lui a jamais rien apporté de bon. « Et bien ... Pourquoi pas. Nous aurions dû être amis depuis si longtemps qu'il faut arrêter tout de suite les manigances du hasard. » OK, elle a peut-être un peu trop insisté sur le fait qu'ils auraient dû être amis depuis longtemps. Mais y a quelque chose dans la façon que Cameron a de la regarder et lui parler qui la terrifie. Sans doute sans raison, d'ailleurs. Elle n'est pas douée pour ça, définitivement pas. « Et donc je la connais ... Evidemment. » Qui ne connaît pas Alice Dalgaard ? Ce n'était pas très fair-play son histoire ! Mais elle ne lui en veut pas pour autant. Elle lui dit ensuite qu'elle racontera ça à ses enfants - cette situation complètement dingue qui les a menés jusque-là tous les deux -, sans vraiment mesurer les conséquences de sa question. Bah, elle ne s'en cache pas, qu'elle voudra un jour des enfants. « De toute évidence, oui. » Elle est moins froide qu'à l'accoutumée, ou c'est elle qui divague ? Seconde option, seconde option. « Tu en veux aussi, alors ? » Elle regrettera peut-être plus tard de lui avoir posé la question mais pour se convaincre que ça n'a rien de grave, elle se dit qu'elle ne fait que lui retourner poliment la question. Mais oui, on y croit. Elle attend quand même impatiemment sa réponse ... Et la suite de cette discussion qui ne l'a pas déçue jusque-là. C'est drôle, de partir à la recherche de toutes ces coïncidences sans y trouver d'explication logique.

Et visiblement, Cameron vient d'avoir un nouvel éclair de génie. « Non, bien sûr, la porte sera ouverte. » Elle ne comprend pas bien ce qu'il va faire, mais bon. Ça a l'air d'être son truc, de faire durer le suspens, et elle est plutôt patiente alors aucun soucis, elle attendra. Elle reste donc sur le canapé, mais sort son portable au bout de deux minutes. Elle est patiente, certes, mais elle s'ennuie vite quand même. Et cela lui permet d'éviter de penser à tout ça, à ce qu'il est allé chercher aussi. Elle se poserait trop de questions, sinon. Mais elle a vite fait le tour de ses applis, et relève la tête régulièrement. Il est plus long qu'il ne l'avait prédit, puisque c'est au bout de quinze minutes seulement qu'il revient. Essoufflé, d'ailleurs, il a fait son possible. Malgré elle, ses sourcils se froncent quand il dit, directement, ne panique pas. OK ... Mais c'est, justement, ce qui la fait paniquer. Elle ne comprend rien, là, mais quelque chose lui dit qu'elle ne tardera pas à avoir quelques indices. J'avais un sacré faible pour toi. Estomaquée et toujours un peu paumée, elle se penche en avant pour regarder les dessins qu'il a étalés sur la table basse, devant eux. « Ah ouais quand même ... » Lâche-t-elle dans un souffle, un brin étonnée. Sans regarder dans sa direction, elle feuillette les différents dessins présents dans la pochette. Bon dieu mais c'est quoi ça ? Le silence doit être intenable, pour Cameron, parce qu'elle devine qu'il doit être gêné de lui montrer tout ça. Et de lui avouer ça, aussi. Alors elle finit par tourner brièvement le regard dans sa direction. « Tu sais, si tu as débarqué dans mon jardin pour me donner un tableau me représentant avant d'enjamber ma barrière et de t'installer sur ma balancelle avant de m'y inviter et que je ne t'ai pas encore pris pour un fou, c'est sans doute que ça n'arrivera pas ... » Non parce que tout s'accumule contre lui là, quand même. Mais pour autant, elle ne le prend pas pour un fou, ou un psychopathe. Étonnement, elle lui fait déjà plutôt confiance. Tout en restant suffisamment sur ses gardes quand même. « T'es vraiment le mec le plus étrange que j'ai jamais rencontré. Mais prends-le pour un compliment, hein ... C'est une caractéristique des artistes ça, non ? » Elle le considère comme un artiste un peu loufoque et excentrique, c'est plutôt sympa, non ?
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Mer 17 Mai - 0:51

Cameron avait toujours été très libre dans son esprit, mais certaines questions pouvaient parfois le gêner. Il n'était pas si différents des autres au final. Heureusement pour lui Robyn n'insista pas et ils purent échanger sur de nouveaux sujets. Les rêves de l'un et de l'autre. Si Cameron était un passionné, Robyn semblait un peu plus dans la retenue. Elle souhaitait voyager sans que cela ne présuppose la transcender. Mais Cameron cela ne le dérangeait pas, au contraire cela le faisait sourire. " Voyager, il n'y a rien de mieux. A part la peinture bien sûr. Et les filles aussi. Les filles c'est cool. " énonça-t-il plus pour rire qu'autre chose. Il était comme cela Cameron, il était jovial et n'avait pas peur de dire des choses complètement stupides. Evidemment, il avait cette lueur amusée dans le regard. Mutin dans l'âme, il ne se gênait pas pour regarder Robyn comme si elle allait trouver cela aussi drôle que lui. Mais c'est bien, il a de l'espoir.

Il pensa alors à Sarah en la voyant au côté d'une Robyn plus jeune. Sarah... Cela lui faisait un peu de mal d'y penser. Il avait hâte de la revoir, de lui parler. Elle avait été si primordiale dans sa vie. La majorité de ses souvenirs d'enfant était liés à sa frimousse blonde et son joli rire. Pas forcément trop attentif, il ne nota pas la mise en retrait de Robyn dont la manière qu'elle avait d'évoquer Sarah. Pour Cameron s'était simplement réconfortant de savoir que son amie d'enfance allait bien.  Pour autant, en dépit de ce moment fugace de nostalgie, il n'en perdait pas le sens de l'humour et son charme qui lui était bien à lui. Assis à côté de Robyn, il remarqua qu'elle s'était reculée légèrement suite à sa remarque ce qui lui fit d'autant plus sourire. Il rêvait ou elle avait été déstabilisée par sa remarque? Il sait pas pourquoi, mais à ce moment-ci il la regarda un peu plus longuement... Pourquoi avait-il cette manie de non pas la regarder, mais de l'observer avec cette attention si spécifique? Il chassa cette pensée étrange de son esprit et reporta toute son attention sur les photos. Ses beaux cheveux bruns retombant avec élégance sur ses yeux bleus dans la foulée. 

Avec toute cette histoire Cameron avait très envie de revoir Robyn pour apprendre à la connaître. La jolie rousse l'intriguait plus que cela ne devrait. Mais il était curieux et il croyait profondément que leur chemin ne s'était pas croisé par hasard. C'est qu'il croyait au destin le p'tit. Lorsqu'il l'invita à dîner il ignorait lui-même si c'était pour la séduire ou pour simplement la connaître mieux. Il n'était pas toujours sûr de ce qu'il ressentait Cameron. Mais elle sembla choisir à sa place puisqu'elle énonça le fait qu'ils auraient du être amis depuis longtemps. Quelque part cela le toucha en plein dans son orgueil...  ce n'était jamais agréable de se faire friendzoner. Surtout lorsque l'on a rien demandé. Néanmoins Cameron allait faire bonne figure. La preuve il se mis à sourire.. "Oui amis...bien sûr. C'est évident... " bon il en rajoutait un peu aussi là. Mais il ne voulait pas qu'elle croit qu'il avait été touché. Même si par son comportement, il montrait bien qu'il avait été surpris. Il la regardait et se disait que de toute manière, ce n'était pas le genre de fille avec laquelle il irait faire les choses les plus salaces. Elle semblait vraiment être respectable... Et quelque part cela le changeait. Il n'avait pas l'habitude de fréquenter particulièrement des gens bien éduqués. Il était issu d'un milieu modeste le Cameron. Enfin, il arrête là ses divagation et son sourire revient aisément sur ses lèvres lorsque Robyn dit qu'elle connait Alice... " ça veut dire que j'ai gagné le dîner? " questionne-t-il, sans cacher le fait que cela lui fasse plaisir. Un simple dîner entre amis, cela peut être sympa aussi. Et puis Cameron n'aurait pas à jouer de jeu pour la draguer, cela le changerait. Enfin, après quelques verres... on ne sait jamais. Mais sur le coup, cela ne lui effleure même pas l'esprit.



Sans vraiment comprendre comment le sujet atterrit sur le tapis, les deux jeunes gens se mettent à parler d'enfants. Robyn lui apprend qu'elle aimerait en avoir et cela ne l'étonne pas. Toujours un sourire aux lèvres, Cameron la regarde avec attention. " Et tu sais déjà comment tu vas les appeler? " il la taquine plus qu'il ne la questionne. C'est que le sujet l'amuse. Cameron adore les enfants, mais il ne sent pas prêt du tout pour assumer un tel rôle. Il lui semble qu'avoir un enfant le privera de sa liberté qu'il désire complète. " Un jour, je suppose, mais pas maintenant. " il répond finalement avec honnêteté dans un sourire, comme d'habitude.
Cameron s'en va par la suite parce qu'il est poussé par un instinct plus fort que lui. Et il se retrouve face des souvenirs profondément oubliés. En dévoilant qu'il avait du avoir le béguin pour Robyn, il attend sa réaction et quelque part, il a peur... Peur qu'elle le prenne pour un dingue... Peur qu'elle lui demande de s'en aller. Alors il la regarde dans l'attente de son jugement. Et finalement elle ne semble pas effrayée, surprise oui, mais pas terrifiée. Il respire doucement, il se sent mieux. Elle lui récapitule toutes les choses extravagante qu'il a faite pour finir par lui dire que cela ne lui avait pas fait peur... Alors cette révélation, à côté, en gros, c'était rien. Et cela le fit rire, un peu. Il gratta l'arrière de sa tête. " Tant mieux. J'aimerais pas que tu me prennes pour un malade. " il le murmure presque, encore un peu gêné de la situation. C'est vrai qu'il est un peu fou, mais il est pas méchant. Et il a pas besoin de traitement, c'est juste dans sa personnalité. Et elle finit par lui dire que c'est le gars le plus étrange qu'elle ait rencontré, cela le fait sourire. Elle ajoute qu'il doit le prendre comme un compliment. " T'es sûre? " il demande dans un sourire, le regard à la fois dubitatif et rieur. Mais il se sent mieux, s'adosse un peu mieux dans le canapé. Elle lui demande s'il s'agit d'une caractéristique des artistes et cela le fait sourire. Un sourire un peu tendre, parce que c'est le cliché un peu des artistes. Mais il en est fier et veut bien s'en faire le représentant. " Tu sais tous les artistes ne sont pas comme cela... Certains sont de vrais fous... Pires que moi. " il lui dit cela avec le sourire, comme s'il lui racontait des salades, pour rire. Mais au fond de lui, il pense à Béa qui est un vraie dingue qui le terrorise de tout son être. Enfin bref. Il regarde l'heure dans le salon. Il va être midi. Il faut qu'il aille faire ses courses avant que les boutiques soient fermées. Sinon il ne pourra pas commencer ses travaux dans l'après-midi. " Bon, je ne veux pas partir tout de suite, mais le temps joue contre moi. Je dois aller faire des courses avant que toutes les boutiques de la ville soient fermées. " cela ne lui fait pas forcément plaisir à Cameron de partir, mais il est temps. " En tous cas Robyn... je compte sur toi pour le dîner... je viendrais te le rappeler si tu ne m'appelles pas... " il dit cela sur le ton de la plaisanterie bien sûr, ou pas... il reprend doucement "  et j'ai été enchanté de te rencontrer. " il s'exprime non sans charme, mais surtout avec le sourire. Il ignorait encore bien des choses sur elle, mais il était sûr qu'il apprendrait à connaître sa voisine. Sur le pas de la porte, il se tourne vers elle. Son regard toujours un peu rieur ne quitte pas le sien. " Je te laisse mes oeuvres, je les regarde jamais... Si tu veux les jeter, fais-toi plaisir. " il se met à rire, égal à lui-même, ce sont de vieux dessins. De plus pas très bons à son goûts. Il la regarde une dernière fois avec le sourire avant de s'en aller faire ses courses.
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MessageSujet: Re: Enchanted to meet you. Feat. Robyn Jeu 18 Mai - 0:33

enchanted to meet you

Cameron & Robyn

Pour Robyn elle-même, cela reste très surprenant, qu'elle soit toujours là à discuter avec lui dans sa maison, sur son canapé. Après tout, il y avait de quoi être effrayée, au départ. Elle a fait la connaissance de son voisin parce que celui-ci est venu lui offrir une peinture qu'il a réalisé lui-même. Sauf que cette peinture la représente, elle ... Et que d'autres surprises dans le genre ont finit par s'interposer entre eux. Dans le fond, Robyn sait qu'elle lui fait d'ores et déjà confiance. Il y a un truc, chez lui, qui l'empêche de trop se méfier. Un accent de sincérité dans le voix, peut-être. Ou une simple envie de bien s'entendre avec son voisinage, allez savoir. Toujours est-il qu'elle réussit à être elle-même et, en réalité, à être une meilleure version d'elle-même. Oui, carrément. Parce qu'elle sourit plus qu'à l'accoutumée, et parce qu'elle parle anormalement beaucoup aussi. En général, c'est le silence qui prime avec elle. Pas aujourd'hui, pas avec lui. Les mots s'échappent de sa bouche sans qu'elle ne les en empêche, et sans que cela ne lui semble trop bizarre. Elle n'a aucune difficulté à s'adresser à lui, voilà tout. Tout semble très naturel. Est-il possible que cela soit dû aux nombres d'années qui les lient en réalité ? Parce qu'ils ne se sont pas juste connus là, il y a une petite heure. Non, cela remonte à bien plus longtemps que cela encore ... Et ils ne le savaient même pas jusqu'à aujourd'hui ! Quand elle dit que cette histoire est dingue, ce n'est pas une vanne ... Pas du tout ! Elle sent un changement d'atmosphère, quand elle accepte le dîner en tant qu'amis. Elle n'aurait peut-être pas dû le préciser, ça ... mais bon, mieux vaut prévenir que guérir comme on dit, n'est-ce pas ?

Elle ne relève pas, se contentant de passer à la suite. Elle lui annonce que, effectivement, elle connaît Alice. Et même très bien : c'est une de ses meilleures amies, si ce n'est sa meilleure amie. Bon, elles ont quand même un sacré bout de temps à rattraper toutes les deux, mais ça c'est accessoire et dérisoire. « C'est précisément ce que cela signifie. » Dit-elle, avant de sourire. Il l'a gagné, son dîner. Et elle n'ira pas contrainte et forcée. Bizarrement, elle en a vraiment envie. Bah, elle ne prend pas de réels risques, n'est-ce pas ? Son père n'approuverait sans doute pas, mais il n'a plus son mot à dire en théorie. Elle est majeure, et vaccinée. Et même mariée - sur ses invectives, certes -. Elle ne sait pas trop comment, mais la discussion finit par arriver sur les enfants qu'elle aimerait avoir ... Un jour. « Non, je ne sais pas du tout. » Un petit rire lui échappe. Pour être tout à fait sincère, ce n'est pas un sujet auquel elle pense souvent. Ce n'est pas à l'ordre du jour ... Oh non, loin de là. Elle passe vite là-dessus et l'interroge plutôt lui, à ce propos. Pour lui non plus, ça ne semble pas être un sujet tout à fait d'actualité. Elle ne lui en demandera pas plus là-dessus, elle n'est pas du genre à être intrusive. Elle préfère rester en dehors de ça, même si elle se doute que si cela devait venir sur le tapis un jour, au cours de l'une de leur discussion, elle ne le rejettera pas en bloc. « Totalement sûre même ! » En même temps, elle ne se permettrait pas de lui dire qu'il est fou ... Dans le sens négatif du terme ! Là, ça reste gentillet. Très gentillet. Il est fou, un brin dingue et atypique, mais c'est ce qui fait son originalité, non ? Et puis, ça aussi c'est un compliment, hein ...

La discussion a visiblement été très - trop ? - prenante. Le temps joue contre eux, effectivement. A son tour, Robyn jette un oeil en direction de l'horloge. C'est vraiment passé vite, dis donc. Elle lui sourit poliment, consciente que c'est le moment où leurs chemins se séparent. Cameron va retourner chez lui, vaquer à ses occupations ... Et elle, et bien elle va en faire de même. Sauf qu'elle est déjà chez elle. Elle ira peut-être se balader, ça ne pourra pas lui faire de mal. « J'essaierai d'y penser alors ... Histoire de m’éviter une autre frayeur. » Non parce qu'il serait sans doute capable de passer par une fenêtre ou un truc du genre ... Bon, elle n'y croit pas vraiment. Pas du tout même. Mais c'est assez drôle à imaginer, et ça irait assez bien avec ce qu'elle connaît déjà de lui. « J'ai également été ravie de te rencontrer, Cameron ... il était temps ! » Encore cette histoire de destin qui a joué contre eux. Mais c'est désormais une affaire réglée. Quand il parle de ses œuvres de collégien, toujours étalés sur sa table basse, elle sourit. « Tu rigoles ? Impossible que je les jette, c'est trop flatteur pour mon égo ! » Et puis elle les trouve jolis, elle. Faut dire qu'elle n'a pas ce genre de fibre artistique, elle a un œil neuf. Quoi qu'il en soit, elle les aime beaucoup. Et sitôt que Cameron a disparu de son salon, puis de son jardin - qu'elle voit à travers la fenêtre -, elle remballe tout ça. Direction, son bureau. Où elle amènera également le tableau qui a été la raison première de sa ... Visite.
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