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The Great Escape (ft. Cameron)

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Invité

MessageSujet: The Great Escape (ft. Cameron) Mer 7 Juin - 22:39


The Great Escape

Cameron & Juliet Davis

V u… Vu… Nul… Vu… Juliet émit un son se trouvant quelque part entre le soupire d’exaspération et le grognement et rabaissa l’écran de son ordinateur portable. Elle devait être la seule personne au monde à avoir regardé l’entièreté du catalogue de Netflix – ou en tout cas, ce qui était intéressant. Il fau dire que Juliet avait tellement de temps à perdre et tellement peu d’occupations à sa disposition qu’il était toujours tentant d’échapper à son ennui en se plongeant dans les déboires d’un quelconque personnage fictif. C’était toujours plus palpitant que sa vie entre les murs stériles de ce fichu hôpital.

Abandonnant son ordinateur sur la petite table qui trônait dans la pièce, Juliet se leva pour aller se placer devant la fenêtre obscurcie par la nuit. Dehors s’étendait Jackson Ville. Cette ville, elle n’avait eu le loisir de l’explorer qu’une seule fois, il y a trois semaines, alors qu’elle avait tenté de fuir l’hôpital. Peu habituée à naviguer dans les méandres des villes, qu’importe la taille de celle-ci, elle avait même réussi à se perdre sur le chemin entre l’hôpital et la gare. Mais le jeu en valait la chandelle. S’il ne lui restait plus qu’une année à vivre – les médecins ne le lui avaient pas dit directement, mais elle les avait entendus l’annoncer à ses parents – et il était hors de question qu’elle passe ce temps dans un hôpital, qui lui donnait chaque jour un peu plus l’impression d’étouffer.

Sa fugue fut un échec et elle fut rapidement ramenée dans cette chambre qu’elle ne supportait plus. Trois semaines plus tard, elle n’avait même pas encore pris la peine de vider son sac, piochant dedans à mesure qu’elle avait besoin de vêtements. Juliet posa le front contre la vitre fraîche et ferma les yeux. Après son évasion ratée, elle avait écrit à son frère pour le supplier de l’aider à sortir de là. Elle n’avait toujours pas obtenu de réponse. Elle aurait pu l’appeler, mais elle craignait trop que quelqu’un n’entende sa conversation pour tenter l’expérience. Alors elle attendait. Elle espérait.

Lorsque la porte derrière s’ouvrit, Juliet sursauta et fit volte face. L’infirmier qui assurait la garde de nuit venait d’entrer pour une dernière visite de contrôle. Fut un temps où il était charmant, toujours le mot pour rire et un mot gentil à lui glisser… Ce n’était plus le cas, et Juliet savait très bien pourquoi.  Elle l’avait utilisé sans le moindre remords pour s’échapper, et il avait manqué de perdre son travail à cause d’elle. Peu importait. Ce soir-là, elle n’était de toute façon pas d’humeur à faire la conversation. Elle prit sagement les médicaments qu’il lui avait amenés et ne répondit que par un Hum hum… peu convaincu quand il lui dit qu’elle devrait aller se coucher. Ce n’est que quand il fut sorti qu’elle se débarrassa de son sweat pour se glisser sous la couette, s’emparant d’un livre qui servirait à lui tenir compagnie jusqu’à ce qu’elle s’endorme… Ce qui ne tarda pas à arriver, la jeune femme s’endormant en plein milieu d’un chapitre sans même avoir pris la peine d’éteindre la lumière. Même dans ses meilleures journées, Juliet avait tendance à fatiguer assez vite, et l’ennui mortel de sa chambre d’hôpital n’encourageait pas vraiment à veiller.

© POUPI
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MessageSujet: Re: The Great Escape (ft. Cameron) Lun 19 Juin - 15:34

M'y rendre ou ne pas m'y rendre... telle était la question. Lorsqu'il fallait que je fasse un choix en ce qui me concernait, j'étais plutôt rapide... mais lorsque cela touchait quelqu'un que j'aimais, j'étais paumé. Le peu d'étude que j'avais fait, c'était dans le domaine de l'art, alors forcément les médecins savaient bien mieux que moi ce qui était bon pour elle... mais sa lettre qui ressemblait tant à une supplique... j'étais son grand frère, je ne pouvais pas ne rien faire, si? " Rha! " soufflais-je en m'asseyant sur le bord de ma chaise, la tête dans les mains, c'était limite si je ne m'arrachais pas les cheveux face à ce dilemme. A force de peser le pour et le contre, le temps filait... et tout ce temps ... il ne reviendrait plus, jamais...Alors, cessant de me torturer l'esprit, je me suis retrouvé, une cagoule sur la tête, un pied de biche à la main, devant la forteresse sinistre et somptueuse qu' était l'hôpital de Jacksonville. Le moteur de ma voiture continuait de tourner un peu plus loin, caché par les feuillages de la forêt... Je ne voulais pas qu'une caméra découvre mon identité par négligence. 

Escaladant la grille de plusieurs mètres agilement, je retombais à pas de loup de l'autre côté, les deux pieds parfaitement ancrés dans le sol. Pas un bruit... pas un mouvement autour de moi. Bien. Avançant, je trouvais une entrée automatique... D'où l'utilité du pied de biche... le maniant doucement, avec dextérité, je parvins à ouvrir la double porte sans qu'une alarme retentisse... miracle, j'ai envie de dire... Durant mon ascension vers la chambre, je manquai de tomber sur différents vigiles, médecins et infirmiers... Le souffle court, je restais dissimulé de nombreuses minutes dans un coin, tapi dans l'obscurité. Entendant des pas s'éloigner, je pris un couloir sur la gauche qui menait à l'étage du dessus... et bien vite à la chambre 203... Mon coeur battait la chamade... Aux aguets, je vérifiais toujours si la voie était libre avant d'opérer une percée, si on peut appeler cela ainsi. Evidemment, une fois à la porte de sa chambre, celle-ci fut fermer... Maniant de nouveau le pied de biche, je l'ouvris habilement, dans un léger bruit qui résonna dans le couloir. Alors rapidement, je suis entré pour mieux refermer cette porte, m'y adossant, le souffle court...

C'est seulement en rouvrant les yeux, que j'avais fermé un instant suite à cette montée de stress, à l'intérieur de la petite cellule que j'ai constaté que la lumière était allumée. Ma petite soeur avait toujours cette manie d'oublier d'éteindre... Alors enfin, je l'ai regardée. Complètement endormie. Cela faisait tellement de temps que je ne l'avais pas vue... et elle m'avait vraiment manquée. La rejoignant, je m'asseyais sur son lit en la regardant un peu comme nos parents auraient du le faire... avant de lui donner une -petite- baigne. " Réveillez vous, c'est le NCIS! " ordonnais-je d'une voix dure à son oreille mais tout de même pas trop fort. Je mis ma main sur sa bouche au cas où lui prendrait l'envie d'hurler...  " Chhhute! C'est moi, c'est Cam! " riais-je alors en jetant mon regard rieur dans le sien, dévoilant alors mon visage en retirant ma cagoule de mon autre main. " Eh bah? Tu fais pas un câlin à ton frère? Sauveur qui plus est? " la réprouvais-je dans un sourire indescriptible, ouvrant légèrement les bras pour lui laisser la place de s'y loger si elle en éprouvait l'envie. " J'ai garé ma voiture dans la forêt. Faut pas qu'on tarde parce que j'ai légèrement abîmé la porte d'entrée et j'ai peur que quelqu'un s'en rende assez vite compte et appelle les flics. " lui lançais-je en me relevant sur mes jambes, remettant ma cagoule. " Toi, t'en as pas besoin. Tout le monde saura que t'es partie en voyant ta chambre vide demain matin. Mais moi, j'ai encore une chance de pas être découvert. " expliquais-je alors du fait qu'elle, elle n'avait pas de quoi dissimuler son visage, dans un sourire qu'elle ne pouvait pas voir. " Suis moi." poursuivis-je alors, en prenant la tête de cette expédition pour nous sortir de son enfer. Avec moi à ses côtés, elle ne raterait pas sa chance d'être libre.
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MessageSujet: Re: The Great Escape (ft. Cameron) Jeu 22 Juin - 2:37


The Great Escape

Cameron & Juliet Davis

J uliet n’avait pas vraiment l’habitude que qui que ce soit vienne la déranger pendant qu’elle dormait. En général, quand elle dormait, on lui fichait une paix royale parce que justement, elle en avait encore plus besoin qu’un humain normalement constitué. Il lui arrivait même d’en jouer, feignant le sommeil lorsqu’un médecin ou un infirmier débarquait et qu’elle n’avait pas envie qu’on lui casse les pieds, ou quand ses parents lui rendaient visite et qu’elle n’était pas d’humeur très sociable… Ou plutôt, pas d’humeur à être sociable avec ses parents. Plus les années passaient et plus sa rancœur envers ceux qui l’avaient forcée à grandir dans ce maudit hôpital grandissait. Alors quand elle n’avait pas le courage de jouer les hypocrite et n’avait pas envie non plus de leur casser les pieds, elle se glissait sous la couette, fermait les yeux, et attendait qu’ils ne se décident à partir.

La jeune femme ne s’attendait donc pas le moins du monde à être dérangée, en pleine nuit. Encore moins par un homme coiffé d’une cagoule. Un léger coup, suivi d’une voix masculine à son oreille. Juliet ouvrit les yeux brusquement. Son cri de surprise fut étouffé par une main venant se plaquer sur sa bouche, puis vint la panique – réaction somme toute normale quand on se réveille face à un homme encagoulé qui vous plaque une main sur la bouche pour vous empêcher d’appeler à l’aide. Elle se redressa vivement, affolée. Le livre qu’elle lisait avant de s’endormir tomba sur le sol mais elle n’y prêta même pas attention.  Chhhute! C'est moi, c'est Cam! dit-il alors, se débarrassant de sa cagoule de sa main libre. Portant une main à sa poitrine, là où son cœur battait à tout rompre contre ses côtés, Juliet observa bouche bée le visage rieur de son frère, ne réalisant pas, sur le coup, ce que pouvait impliquer sa présence. Eh bah? Tu fais pas un câlin à ton frère? Sauveur qui plus est? Sauveur ? L’esprit encore engourdi par le sommeil malgré ce réveil en fanfare, il fallut quelques secondes à la jeune femme pour comprendre où il voulait en venir. Quand son cerveau eu finalement terminé de pédaler dans la semoule, elle alla se blottir dans les bras ouverts de son frère. T’es venu… J’étais pas sure... Tu m’as tellement manqué ! Depuis qu’il vivait à New York, elle ne le voyait que trop rarement et ses visites lui avaient manqué. Il avait toujours été une bouffée d’air frais dans ce décor stérile et aseptisé, et surtout ennuyeux à mourir.

Il ne lui laissa guère le temps de s’émerveiller de sa présence, du fait qu’il avait eu sa lettre et décidé de l’aider à s’échapper de sa prison, car il ne tarda pas à se relever, renfilant au passage sa cagoule tout en lui expliquant qu’ils devaient se dépêcher. Tu sais que t’as l’air ridicule avec ton truc sur la tête ? le taquina-t-elle, s’extirpant de ses draps. Juliet attrapa le sweat qu’elle avait enlevé un peu plus tôt et l’enfila, avant de ramasser ses quelques affaires qui traînaient et de les fourrer dans son sac encore presque plein. Une chance que je n’avais pas pris le temps de tout déballer, fit-elle remarquer, refermant la fermeture éclair de la sacoche qui abritait son ordinateur. Elle s’empara des tongs en plastique qui lui feraient office de chaussures une fois hors de l’hôpital – elle serait bien plus discrète pieds nus – et rejoignis son frère à la porte. Cette évasion nocturne la replongeait presque quelques années en arrière, quand Cameron s’était mis en tête de l’emmener monter à cheval. L’enjeu était cependant bien différent cette fois. Malgré tout, elle rêverait d’être une petite souris pour voir la tête de ses parents quand ils apprendraient qu’elle avait disparu.

Ok Dinozzo, je te suis, murmura-t-elle finalement, se plaçant derrière Cameron, son sac sur une épaule et la sacoche de son PC sur l’autre. Son cœur battait la chamade, mais cela n’avait plus rien à voir avec sa frayeur du réveil cette fois. Juliet ressentait un savant mélange d’excitation à la perspective d’être enfin libérée de sa prison et d’appréhension à l’idée qu’ils n’atteindraient peut être même pas la porte.

© POUPI
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MessageSujet: Re: The Great Escape (ft. Cameron) Jeu 22 Juin - 23:23

S'il y avait bien une personne que j'aimais plus que tout au monde, c'était ma petite soeur. Elle était cette petite boule d'énergie, ce soleil de bonne humeur. En dépit de sa maladie, elle n'avait chuté dans la dépression, elle s'était toujours battue. En soi, c'était une personne brave et pleine de ressource. Or nous venions tout deux du même arbre et je ne manquais pas d'imagination non plus. Surtout quand il fallait lui venir en aide, j'étais son grand-frère après tout, c'était mon rôle. Or, il était aussi de mon devoir de l'emmerder. Du coup, je lui ai fait peur, mais cela montrait aussi et surtout notre complicité. En effet, elle ne tarda pas à venir se réfugier dans mes bras pour le moment des retrouvailles. Ses mots me touchèrent, et un bref instant, j'ai caressé ses cheveux. «  Ouais bon, faut bien quelqu'un pour me faire à manger. J'avais pas le choix. » rétorquais-je dans un sourire malicieux en jouant les misogynes - ce que je n'étais pas – c'était juste histoire de l'embêter et avec ma petite soeur on était tellement fusionnelle que j'avais la critique facile. Cet échange plein d'amour fut de courte durée du fait de la dangerosité de la situation. Néanmoins, cela n'empêcha la petite crapule, en se levant de son lit, de se foutre de ma gueule. «  On t'a pas demandé ton avis. » rétorquais-je légèrement vexé en lui donnant un coup de cagoule - en riant – avant d'enfiler cette laine noire bien trop chaude en ce soir estival. Ju était ce qu'on appelait une récidiviste. Il y a trois semaines, elle avait tenté laborieusement de s'échapper. Cependant, cet échec cuisant ne l'avait pas empêchée de vouloir réitérer l'expérience ce soir avec son frangin idolâtré. Observant ce qu'elle faisait je m'inquiétais un peu de la charge de ses affaires. « Ouais, prends pas trop de truc, vaut mieux voyager léger. » énonçais-je en me disant qu'on allait grave galérer une fois à la grille de l'entrée. Lorsqu'elle m'appela Di Nozzo un sourire m'échappa. En dépit du fait qu'on avait pas pu avoir une enfance de frère et soeur « normale » nous avions su contourner les règles sociétales pour partager des moments ensemble. Et regarder la télé en étant chacun au téléphone, elle à l'hôpital et moi chez nos parents, en était une. «  Je suis bien plus sexy que Di Nozzo, m'insulte pas. » rétorquais-je avec un brin de fierté. Bien sûr c'était toujours pour rigoler. Je m'en fichais bien d'être supérieurement canon à un personnage de série TV l'important c'était de créer du lien, une vraie relation avec ma soeur de sang. «  Bon shut up. Je dois me concentrer. » ordonnais-je en scrutant les recoins du couloirs avant de prendre la main de Ju pour avancer à pas de loup jusqu'à ce que j'entende ses tongs tombés en claquant bruyamment contre le sol en plein milieu du couloir. Mon regard glacial dans le sien en disait long. « Ju ! Tu le fais exprès ou quoi ? » la questionnais-je dans un murmure éclatant tout en entendant alors des pas approcher. « Viens là ! » dictais-je, autoritaire en la cachant - avec moi au passage - derrière une grande plante et une fontaine. Les pas se rapprochèrent près... très près... Relevant un peu la tête, je regardais légèrement de quelle carure disposait cette personne... « Fuck ! » murmurais-je malgré moi en voyant qu'il s'agissait d'une bonne grosse armure à glace comme on les aime. Sa tête se tourna vers nous tendis que je me collais au mur, en regardant ma petite soeur en grimaçant... « Prête ? » la questionnais-je, j'avais beau donné des leçons pour le coup, c'était ma faute si … « COOOOURS ! » criais-je en l'attrapant par la main en traversant l'hopîtal, de couloir en couloir, limite en la poussant dans les escaliers pour qu'elle aille plus vite. Le mec nous courrait derrière, je fis tomber des fontaines à eau et des poubelles derrière nous pour le ralentir. « Vite ! » ne cessais-je d'encourager ma soeur, ou alors étais-je peut-être un peu trop poussé par la peur qu'on se fasse attraper. Une fois à la grille j'attrapais le sac de son ordi que je jetais sans scrupule à travers les grilles. De même avec son sac, je l'ai balancé par-dessus le portail en fer sans me soucier de l'atterrissage. Pressé par le temps, je me tournais vers ma soeur en lui faisant la courte échelle. «  A trois, tu sautes et tu t'accroches bien à la grille. D'acc ? Fais ressortir l'athlète qui est en toi, petite soeur. » déclarais-je dans un sourire en lui faisant un clin d'oeil amusé. « Un... deux... Saute ! » et tendis que je lui dictais sa conduite, je lui offrais l'impulsion nécessaire pour se surélever dans les airs et attraper le haut de la barre couché à l'horizontal sur laquelle elle devrait téléverser son corps de l'autre côté. Pour le coup, si ses affaires je m'en foutais, elle c'était différent. Du fait de sa fragilité, j'aimais pas qu'elle se fasse mal. « ça va ? » la questionnais-je pour m'assurer du fait qu'elle allait bien. Et c'est parce que j'étais distrait par ma petite soeur que je ne vis pas le vigile arriver à la porte automatique.
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MessageSujet: Re: The Great Escape (ft. Cameron) Dim 25 Juin - 0:50


The Great Escape

Cameron & Juliet Davis

T oute sa vie, Juliet avait rêvé d’aventure. Et quand on a passé quasiment toute sa vie entre les murs d’un hôpital, un petit rien pouvait rapidement devenir une véritable épopée. Elle en avait tant lues, tant vues dans les innombrables films et séries télés qu’elle avait pu voir pour tuer l’ennui, attendant le jour où elle pourrait sortir de sa prison aseptisée et sans saveur et déployer ses ailes. Avec un peu de chance, ses aventures démarreraient ce soir. Elle l’espérait du fond du cœur. Elle avait déjà perdu tellement de temps dans sa vie, elle ne voulait pas en perdre d’avantage. Cette tentative d’évasion – sa deuxième – serait, s’ils avaient de la chance, le début de la liberté qu’elle avait tant espéré et une fois dehors, il était hors de question qu’elle laisse ses parents l’enfermer à nouveau.

T’es mon frère, Cam. Pour moi, tu as à peu près autant de sex-appeal que Baloo, fit-elle remarquer à son frère lorsque celui-ci lui fit remarquer qu’il était plus sexy que le fameux DiNozzo qu’elle avait évoqué un peu plus tôt. Elle se retint une remarque sarcastique lorsqu’il affirma qu’elle devait se concentrer. La porte de la chambre à présent ouverte, mieux valait demeurer silencieuse afin de ne pas attirer l’attention. Elle glissa sa main dans celle que lui tendait Cameron et lui emboita le pas dans le couloir, s’efforçant de demeurer discrète… Ce fut un échec cuisant, puisque ses tongs lui échappèrent des mains. Un claquement sec résonna dans le couloir silencieux de l’hôpital alors que Juliet s’empressait de les ramasser, ne voulant laisser aucune trace de son passage. Oui, je t’ai fait venir jusqu’ici parce que j’ai envie qu’on se fasse prendre, bougonna-t-elle à voix basse en réponse aux réprimandes de son frère qui, déjà, l’emmenait se cacher entre une plante verte et une fontaine. Elle aimait tellement cet hôpital qu’elle n’avait qu’une envie, arpenter les couloirs en pleine nuit, chargée comme une mule, juste pour le plaisir de se faire renvoyer dans sa chambre à coup de pieds au derrière. Elle avait toujours fait tourner son monde en bourrique, médecins, infirmières, agents de sécurité, elle prenait depuis toujours un malin plaisir à les faire tourner en bourrique… Mais ce soir, elle n’avait pas vraiment envie de jouer à ce genre de jeu.

Un juron et une grimace plus tard, Cameron, qui venait de scruter le couloir pour voir qui approchait, lui demanda si elle était prête. Juliet n’eut pas le temps de demander pour quoi elle était censée être prête que Cameron lui cria de courir, attrapant sa main pour l’entraîner à sa suite. La demoiselle, pas sportive pour un sou, eut bien du mal à le suivre à travers le dédale de couloirs. Elle manqua de chuter à plusieurs reprises et perdit ses tongs en route tandis que son frère jouait au chamboule-tout avec tout ce qu’il pouvait trouver sur son chemin. Une paire de tongs, ce n’était certes pas une grosse perte, mais ce n’était pas comme si elle était très équipée niveau chaussures. Elle n’en avait jamais franchement eu besoin et se baladait la plupart du temps pieds nus, de toute façon.

Finalement, ils parvinrent à la porte et se précipitèrent vers la grille, dernier rempart qui la séparait de sa liberté. A trois, tu sautes et tu t'accroches bien à la grille. D'acc ? Fais ressortir l'athlète qui est en toi, petite soeur. Juliet eut un petit rire nerveux. L’athlète qui était en elle ? Elle était aussi athlétique qu’un vieux de quatre-vingt balais plein d’arthrite en déambulateur. Mais elle n’avait pas vraiment le choix. Elle plaça son pied dans les mains de son frère qui, après un décompte, la propulsa vers le haut de la grille. Une chance que malgré tout, elle soit relativement grande, ce qui lui permis d’atteindre sans trop de difficulté le sommet de la barrière. Se hisse au dessus fut un peu compliqué, il lui manquait la force nécessaire pour se hisser par-dessus la grille métallique. Elle y parvint cependant à grand renfort de jurons et autres exclamations presque enragées. Une jambe, puis l’autre, et bientôt elle pendouillait de l’autre côté des barreaux, seulement retenue par ses bras. Elle tenta de retomber en douceur, sans grand succès. Juliet laissa échapper un cri de douleur lorsque ses pieds heurtèrent le sol bétonné, bientôt rejoint par son postérieur. Ajoutons à cela la douleur qui traversait sa poitrine chaque fois qu’elle inspirait, essoufflée qu’elle était par cette course folle, et son état n’était pas des plus glorieux. Mais elle n’eut pas le temps de se plaindre ou de partir à la recherche de quelconques égratignures et autres bobos insignifiants – la douleur et elle étaient de vieilles amies à présent – ni même de répondre aux inquiétudes de Cameron. Derrière toi ! s’exclama-t-elle, désignant la porte d’entrée, derrière laquelle se trouvait l’agent de sécurité. Juliet s’empressa de se relever, récupérant son ordinateur et le sac contenant ses affaires, priant intérieurement pour que Cameron ait le temps de franchir la grille avant d’être rattrapé par le gorille. Outre les problèmes qu’il risquait d’avoir, sans lui elle était fichue. Elle ne savait pas où trouver sa voiture et quand bien même elle l’aurait su, elle aurait été bien incapable de la conduire.  

La porte ouverte, le vigile s’empressa de les rejoindre, attrapant la cheville de Cameron pour l’empêcher de s’échapper. Juliet scanna rapidement les environs du regard à la recherche d’une solution. Ne trouvant rien de très pacifique, elle se rabattit sur une solution un peu plus violente. Elle attrapa les barreaux de la grille de ses mains encore endolories pour se stabiliser et glissa rapidement sa jambe entre deux barreaux, envoyant sa jambe percuter avec autant de force que possible l’entrejambe de l’agent de sécurité. L’effet fut immédiat. Il lâcha Cameron, portant ses mains vers cette zone sensible de son anatomie, tombant à genoux. Juliet, un. Le gorille, zéro ! s’exclama-t-elle joyeusement, allant jusqu'à lui tirer la langue, comme une enfant. Etait-elle désolée ? Pas vraiment. Une fois son frère passé, elle glissa sa main dans la sienne et le suivit à nouveau, prenant la direction de la voiture qu’il avait cachée dans les bois. Juliet se précipita à l’intérieur et se laissa tomber lourdement sur le siège, à bout de souffle mais un léger sourire sur le visage. Ses mains et ses pieds étaient endoloris, et ne parlons même pas de ses fesses qui n’avaient pas non plus aimé la chute. Sa respiration, rendues plus profonde qu’à l’ordinaire par leur course effrénée, étaient toujours douloureuse. Mais elle était dehors. Libre. Enfin !

© POUPI
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MessageSujet: Re: The Great Escape (ft. Cameron) Mer 28 Juin - 17:30

Ma petite soeur me faisait rire et sa réflexion sur Baloo ne rata pas. De manière totalement puérile, je l'aurais bien remballée, mais nous n'avions pas tant de temps que cela pour ces enfantillages. Car oui, clairement, c'en était. Mais nous étions frères et soeurs alors c'était dans nos gênes de nous chamailler à la première occasion. Une fois dans le couloir, on se fit surprendre par un vigile. C'était pas totalement ma faute, mais quand même un peu. Du coup, je me suis senti on ne peut plus responsable de cette expédition. Celle-ci DEVAIT réussir. Alors essayant de freiner notre poursuivant, je surveillais tout de même que Ju parvenait à courir. Elle n'était pas très sportive, alors cela devait être plutôt haletant pour elle. Cependant c'est vrai que cette course poursuite avait la particularité d'accroître notre adrénaline et alors qu'on était dans un couloir, je me suis amusé à la pousser contre un chariot du technicien de surface - qui n'était pas là -, avant de la ramener vers moi fluidement par la main en avant pour continuer courir. " Alors, tu coures plus droit? " la questionnais-je pour l'embêter en riant ouvertement. Au loin, j'observais le gars de la sécurité descendre les escaliers. Il ne fallait vraiment pas traîner. Une fois dehors à la grille, je remarquais à quel point ma petite soeur était soumise à la difficulté afin de passer de l'autre côté. Heureusement pour moi, elle avait les yeux que je n'avais pas et parvint à me mettre en garde tendis que l'armure à glace se pointait. Curieusement, j'étais un bon grimpeur, mais malheureusement, même si j'étais bien accroché en haut de la grille, le vilain attrapa ma cheville, me tirant en arrière. Evidemment j'opposais une résistance. Mais le "combat" était clairement inégal, je ne m'appelais pas Musclor, j'allais lâcher la barre qui commençait à m'échapper. Juliet balança son pied entre ce qui semblait ses jambes, ils étaient en dessous de moi, cependant je n'y voyais pas grand chose. En tous cas, il cria et détendit automatiquement sa prise sur mon pied, y laissant tout de même ma chaussure. 

Une fois sorti du domaine de l'hôpital, j'emmenais Ju - toujours dans une course effrénée - à ma voiture. Une vieux pick-up des années 60 qui ferait bien l'affaire. Comme d'habitude, l'engin fit son capricieux avant de pouvoir rouler direction la maison: Greeneville. 

Mon regard dériva vers le visage de ma petite soeur. Elle devait être tellement heureuse d'être enfin sortie de sa prison. " ça va? " la questionnais-je en me doutant de la réponse. Certes, cela avait dû la fatiguer, mais elle se reposerait bien dans les jours à venir et ainsi elle irait mieux. " Alors dis, c'est qui le meilleur frère du monde? " la taquinais-je en lui lançant un regard éclatant d'amusement en étant tout de même assez fier de ce coup. Remarquant dans le rétro que ma cagoule enveloppait toujours mon visage, je l'enlevais. Il faisait tout de même moins chaud une fois enlevée. 

Le trajet passa le plus normalement si je peux dire. Une fois arrivés devant la maison de notre défunt grand-père que j'étais entrain de retaper, je pris ses bagages dans mes mains pour aller les déposer dans l'entrée. J'avais remarqué qu'elle ne s'était toujours pas approchée. " Tu viens? Maintenant va falloir qu'on te trouve une foutue chambre dans cette maison des horreurs. Car oui oui, elle est hantée... " souriais-je alors pour lui faire peur. C'était un truc de grand frère d'essayer de faire croire tout et n'importe quoi à sa petite soeur. Mais c'est vrai que je souriais de cette manière si particulière. Je savais que j'aimais ma soeur, vraiment. Cependant, le plaisir et la joie que je ressentais à l'idée de la savoir à la fois libre et avec moi. Eh bien, cela n'avait pas de prix. 
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